Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a indiqué hier dans une déclaration que le 14 Mars s'attendait au problème qui se pose actuellement autour de la formule de la déclaration ministérielle. « Nous avions averti que le triptyque armée-peuple-résistance ne passera pas, surtout que nous avions exprimé des réserves contre cette même formule en 2009 », a-t-il dit, en expliquant les motifs de ces réserves, qui se rapportent principalement à la politique et aux agissements du Hezbollah, « la résistance n'étant plus ce quelle était avant l'an 2000 ».
M. Pharaon a assuré que le 14 Mars n'a « aucun problème avec le Hezbollah en tant que parti politique ou au niveau du droit du Liban, ou d'un tout autre pays à mener une action de résistance contre une occupation ». Après avoir rappelé que la stabilité a pu être maintenue au Liban-Sud grâce à la résolution 1701 du Conseil de sécurité, le ministre a indiqué que « le problème réel réside dans le fait qu'une partie politique a outrepassé son rôle de résistance pour porter les armes au Liban et en Syrie ». Selon lui, le rôle de la résistance doit être de nouveau défini aujourd'hui, « sinon l'irréparable pour le Liban et son avenir risque de se produire ».
Sur un autre plan, M. Pharaon a estimé que « quel que soit le sort de la déclaration ministérielle, un nouvel esprit de coopération s'est établi dans le domaine de la sécurité ». Celui-ci, a-t-il expliqué, s'est manifesté dans la stabilité qui s'est instaurée à ce niveau « alors même qu'une entente politique n'est pas aboutie ». Il a cependant fait état d'une décision de redynamiser les institutions constitutionnelles à travers la formation d'un gouvernement, ce qui permettra de consolider la stabilité aux plans politique, financier et économique.
Selon M. Pharaon, « le renforcement de la stabilité sécuritaire se poursuivra en dépit des tiraillements politiques ».


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