Les difficultés auxquelles se heurte la rédaction de la déclaration ministérielle constituent un test pour la solidité de l'entente internationale et régionale qui a permis la naissance du gouvernement de Tammam Salam après plus de dix mois d'attente. On se souvient que pendant près de neuf mois après la désignation quasi unanime de Tammam bey à la tête du gouvernement, les tractations étaient de pure forme et le plus souvent mises en veilleuse, chaque camp se cachant derrière ses conditions. Soudain, au neuvième mois, l'ambassadeur des États-Unis à Beyrouth a commencé à s'activer, pressant les Libanais de former un gouvernement dit rassembleur avec des représentants de toutes les parties, y compris le Hezbollah.
Presque simultanément, l'ancien Premier ministre Saad Hariri a déclaré à partir de La Haye, où il assistait à l'ouverture du procès des assassins de son père, qu'il était prêt à participer à un gouvernement comprenant des représentants du Hezbollah. Dans la foulée, les autorités saoudiennes ont fait savoir à ceux qui le leur demandaient qu'ils ne s'opposaient plus à la formation d'un gouvernement politique avec des représentants de toutes les parties. Dans l'autre camp, le 8 Mars et ses alliés ont aussitôt saisi la perche et renoncé à la formule « 9,9,6 » pour accepter celle des trois tiers.
C'est donc ainsi qu'est né le gouvernement Salam à un moment précis où la volonté internationale et régionale a rejoint les intérêts internes libanais dans la nécessité de former un gouvernement rassembleur. L'objectif déclaré de ce gouvernement était double : paver la voie à l'élection présidentielle qui doit avoir lieu avant le 26 mai et surtout reprendre en mains la sécurité défaillante dans le pays avec la multiplication des attentats-suicide et des bombardements de certaines régions de la Békaa, sans parler de la précarité de la situation entre Tripoli et Jabal Mohsen. Toutes les parties concernées avaient donc compris que la situation sécuritaire du pays était devenue très inquiétante et qu'il fallait faire en sorte d'assurer une couverture à l'armée et une coopération entre tous les services de sécurité pour éviter que le pays bascule dans une instabilité sanglante.
La menace qui planait sur le Liban a coïncidé avec des changements en Arabie saoudite, où l'émir Bandar ben Sultan a été dessaisi des dossiers libanais et syrien, alors que le royaume a décidé de placer Daech et al-Nosra, ainsi que d'autres groupes, sur la liste des organisations terroristes.
Tous ces rappels visent à montrer que le contexte régional et international qui a permis la formation du gouvernement Salam n'a pas changé en trois semaines. Au contraire, la menace takfiriste s'est précisée, alors que la guerre de l'Arabie contre les Frères musulmans a détourné en partie le conflit qui n'oppose plus seulement les sunnites et les chiites, mais les sunnites entre eux. Face à toutes ces données, l'incapacité de la commission chargée de la rédaction de la déclaration ministérielle d'aboutir à un accord devient étonnante. Le plus dur et le plus important a été accompli dans le fait d'accepter de former un gouvernement rassembleur avec des représentants de toutes les parties dont le Hezbollah.
Comment, dans ce cas, des subtilités linguistiques peuvent-elles menacer le gouvernement d'effondrement ?
Des sources proches du 8 Mars sont convaincues que les entraves sont purement locales et qu'elles sont dues aux divisions internes au sein du 14 Mars. Selon ces mêmes sources, Saad Hariri a pris sa décision d'accepter de participer à un gouvernement aux côtés du Hezbollah sans avoir pris le temps d'expliquer sa décision à ses alliés, et comme il est en dehors du pays, le contact n'est pas aisé. À cela il faut ajouter sa rencontre tenue secrète pendant plusieurs semaines avec le général Michel Aoun et le rapprochement amorcé entre le courant du Futur et le CPL qui ont pris de court certaines formations au sein du 14 Mars.
Une certaine confusion, pour ne pas dire malaise, règne donc au sein de la coalition et les pressions se multiplient sur le courant du Futur pour l'obliger « à ne pas céder face au Hezbollah ». Toutes les parties savent pourtant que quelle que soit la formule adoptée, elle ne changera rien à la réalité sur le terrain. Mais il s'agit essentiellement de ne pas perdre la face devant la base populaire et de ne pas apparaître en position de faiblesse. C'est que l'hypothèse d'une vacance à la présidence est envisagée. C'est pourquoi chaque camp préfère consolider sa position au sein du gouvernement au cas où...
De plus, justement, dans ce gouvernement, le courant du Futur bénéficie de la part du lion.
Pourrait-il dans ce cas risquer de la perdre, sans garantie d'avoir une meilleure part dans un autre gouvernement, pour une simple phrase, aussi importante soit-elle ? Pour toutes ces raisons, les sources proches du 8 Mars estiment qu'au final, le cabinet sera doté d'une déclaration ministérielle, les parties internes ne pouvant pas prendre le risque de faire tomber le gouvernement au moment où le pays tout entier est au bord du précipice, sur le plan sécuritaire, mais aussi économique et social.
Presque simultanément, l'ancien Premier ministre Saad Hariri a déclaré à partir de La Haye, où...


gag..j'aime bien Scarlett...mais là,franchement...on dirait la justification du procès de blouses blanches...Scarlett,vous n'êtes pas obligée d'aller si..regardez,moi...pour les 14,je suis quasiment pas 8 mais presque,et pour les 8 je ne vous explique même pas!Y en a qui pensent que suis carrément sioniste,et d'autres que je suis pro Hezb...gag,non?pas facile à tenir comme position...je pense que çà s'appelle être Libanais,wou bass!Lebnéné wou bass...
14 h 51, le 14 mars 2014