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Moyen Orient et Monde

Les symboles de l’identité russe essentiels à Poutine

Lorsque le président russe Vladimir Poutine s'est rendu l'an dernier dans la ville portuaire de Sébastopol, en Crimée, il a effectué un pèlerinage dans différents lieux associés à la tumultueuse histoire de la Russie. Son parcours, minutieusement organisé par le Kremlin, explique en partie pourquoi Vladimir Poutine, qui veut incarner la renaissance de la puissance russe, entend contrôler la Crimée de manière formelle ou informelle. Pour lui comme pour de nombreux Russes, la Crimée est une petite partie de la Russie, d'une importance symbolique et historique, piégée à l'intérieur d'un pays étranger depuis la chute de l'URSS en 1991, date de l'indépendance ukrainienne. L'histoire de la Crimée, rattachée à la Russie à la fin du XVIIIe siècle par l'impératrice Catherine II, s'accorde parfaitement à l'histoire que le président russe et ses conseillers s'efforcent de façonner pour donner à la Russie postsoviétique de la valeur et une nouvelle identité nationale. Cette histoire mêle des chapitres de l'histoire des tsars et de l'époque soviétique, met l'accent sur les victoires militaires et promeut l'Église russe orthodoxe et ses valeurs conservatrices comme la source de la conduite morale nationale.
Par ailleurs, la Crimée, où mouille l'une des quatre flottes de la marine russe, est un enjeu crucial pour le président qui espère ainsi imposer la puissance russe en mer Noire, face à la Turquie, et par là même en Méditerranée. Mais pour cet ex-agent du KGB, l'importance de la Crimée a des racines plus profondes. S'il décidait d'annexer la région, plusieurs de ses opposants seraient ainsi prêts à louer son action.
Pour Nikolaï, un officier de la marine marchande de 35 ans, si Vladimir Poutine rejetait les demandes de rattachement de la péninsule, cela pourrait lui nuire : « Regardez sa cote de popularité en ce moment. Elle est élevée. Mais s'il ne soutient pas le rattachement, les gens lui tourneront le dos. »

Lorsque le président russe Vladimir Poutine s'est rendu l'an dernier dans la ville portuaire de Sébastopol, en Crimée, il a effectué un pèlerinage dans différents lieux associés à la tumultueuse histoire de la Russie. Son parcours, minutieusement organisé par le Kremlin, explique en partie pourquoi Vladimir Poutine, qui veut incarner la renaissance de la puissance russe, entend contrôler la Crimée de manière formelle ou informelle. Pour lui comme pour de nombreux Russes, la Crimée est une petite partie de la Russie, d'une importance symbolique et historique, piégée à l'intérieur d'un pays étranger depuis la chute de l'URSS en 1991, date de l'indépendance ukrainienne. L'histoire de la Crimée, rattachée à la Russie à la fin du XVIIIe siècle par l'impératrice Catherine II, s'accorde parfaitement à l'histoire que le...
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