Rechercher
Rechercher

Culture - Exposition

Les images d’un Orient rêvé

 « 200 ans de paix au Moyen-Orient. » C'est sous cet intitulé (auquel on arrive à peine à croire) que sont exposées près de 200 gravures authentiques représentant des paysages du Liban, de Syrie, de Palestine et de Turquie, à l'initiative de Serge Amyouni.

L’une des œuvres antiques ramenées de Londres et accrochées aux Souks.

La chance d'observer de près les fameuses lithographies de David Roberts* est donnée aujourd'hui aux promeneurs des Souks de Beyrouth. Sous les arcades du souk des joailliers, une exposition «curatée» par un collectionneur passionné, Serge Amyouni.


Témoignage historique ou reflet de la fascination des Occidentaux pour cet Orient symbole de mille et un fantasmes? Que l'on soit des pro ou des anti de la thèse d'Édouard Saïd concernant les orientalistes, toujours est-il que ces images constituent pour le visiteur un véritable dépaysement surtout par rapport aux jungles urbaines chaotiques et insensées qui illustrent notre quotidien.


Serge Amyouni collectionne depuis 1982. Il expose aujourd'hui, en collaboration avec Solidere, près de 200 œuvres antiques, ramenées de Londres, signées David Roberts, William Bartlett, Thomas Allom... Qu'ils soient artistes, architectes ou illustrateurs, ils étaient tous de grands voyageurs mais surtout de grands rêveurs, fascinés par cet Orient historique, pittoresque et exotique.


Les belles mosquées de Turquie, des vues de Beyrouth, Saïda, Tyr, Tripoli, Mont-Liban, Baalbeck et Batroun, sans oublier plusieurs scènes de forêts de cèdres. On retrouve également des paysages de Palestine et de la Terre sainte, Jérusalem, Jaffa, Ariha... ainsi que de Damas et ses ruelles, ses cafés et ses monuments.
Thomas Allom cumulait les trois professions de peintre, d'illustrateur et d'architecte. Cet Anglais était un des fondateurs de ce qui deviendra le Royal Institute of British Architects. Surtout connu pour ses dessins topographiques, illustrations de livres de voyages. Il a notamment produit des centaines de dessins en Anatolie.


Le promeneur des Souks s'attardera sûrement devant les lithographies de petit format de David Roberts, l'un des artistes les plus renommés de son temps. Cet excellent peintre paysagiste (l'on jurerait qu'il s'agit de photos et non de peintures) a d'abord parcouru l'Europe puis, en septembre 1838, est parti pour l'Égypte et au cours des premiers mois de l'année suivante s'est rendu dans la péninsule du Sinaï, à Pétra, à Jérusalem et en Palestine, sur les côtes du Liban et à Baalbeck. Les lithographies que le graveur belge Louis Haghe a tirées des dessins que Roberts a exécutés durant son périple ont été publiées à Londres par Francis Graham Moon entre 1842 et 1849 dans les volumes de The Holy Land, Syria, Idumea, Arabia, Egypt, and Nubie. Cette œuvre constitue un témoignage vivant de l'exploration extraordinaire que Roberts a accomplie en Terre sainte et en Égypte, parmi les monuments pharaoniques et les mosquées du Caire.


De son côté, Bartlett portait une attention particulière aux détails architecturaux (en raison de sa formation), aux expériences vécues durant ses voyages et à son propre goût pour le pittoresque et le sublime des paysages. Son art plaît aux gens, heureux de regarder des gravures familières, grâce à leur propre expérience ou à leurs lectures. Bartlett y met l'accent sur les irrégularités et les aspérités des paysages, l'ombre et la lumière, les ruines, l'immensité des montagnes...

*Jusqu'au 14 mars, de 11h à 19h.

La chance d'observer de près les fameuses lithographies de David Roberts* est donnée aujourd'hui aux promeneurs des Souks de Beyrouth. Sous les arcades du souk des joailliers, une exposition «curatée» par un collectionneur passionné, Serge Amyouni.
Témoignage historique ou reflet de la fascination des Occidentaux pour cet Orient symbole de mille et un fantasmes? Que l'on soit des pro ou des anti de la thèse d'Édouard Saïd concernant les orientalistes, toujours est-il que ces images constituent pour le visiteur un véritable dépaysement surtout par rapport aux jungles urbaines chaotiques et insensées qui illustrent notre quotidien.
Serge Amyouni collectionne depuis 1982. Il expose aujourd'hui, en collaboration avec Solidere, près de 200 œuvres antiques, ramenées de Londres, signées David Roberts, William Bartlett, Thomas...
commentaires (2)

Edward Saïd...l'homme aux mille frustrations et à l'ulcère permanent...il sait quoi Edward? heureusement qu'il y a eu les orientalistes,heureusement...sinon,il ne resterait rien du souvenir de cette époque là...rien du tout.Cer acharné de l'arabisme idiot avait simplement oublié une chose...il n'y avait ni aquarelliste,ni peintre,ni lithographe,ni chez les arabes pour rendre compte de tout çà....Edward Saïd...ou quand l'extrême frustration tient lieu d'intelligence!

GEDEON Christian

12 h 48, le 13 mars 2014

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Edward Saïd...l'homme aux mille frustrations et à l'ulcère permanent...il sait quoi Edward? heureusement qu'il y a eu les orientalistes,heureusement...sinon,il ne resterait rien du souvenir de cette époque là...rien du tout.Cer acharné de l'arabisme idiot avait simplement oublié une chose...il n'y avait ni aquarelliste,ni peintre,ni lithographe,ni chez les arabes pour rendre compte de tout çà....Edward Saïd...ou quand l'extrême frustration tient lieu d'intelligence!

    GEDEON Christian

    12 h 48, le 13 mars 2014

  • Rézzällâh !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 58, le 13 mars 2014

Retour en haut