Dans la cathédrale de la Almudena, un millier de personnes, victimes de la tragédie mais aussi secouristes, pompiers ou policiers, ont assisté à la messe d'hommage autour du roi Juan Carlos, de la reine Sofia et du chef du gouvernement, Mariano Rajoy. J.J. Guillen/POOL/AFP
Émue, recueillie, l'Espagne se souvenait hier des attentats du 11 mars, dix ans après l'explosion de dix bombes dans quatre trains de banlieue à Madrid qui avaient fait 191 morts et projeté le pays dans un bain de sang, de douleur et d'incompréhension.
« Ma vie, comme celles de toutes les victimes du terrorisme, s'est arrêtée le jour de l'attentat », a témoigné, la voie brisée, Angeles Pedraza, présidente de l'Association des victimes du terrorisme (AVT), lors d'un hommage dans le parc du Retiro, non loin de la gare madrilène d'Atocha où se dirigeaient il y a dix ans les trains frappés, presque simultanément, en pleine heure de pointe. « Depuis qu'à cette heure maudite, 07h39 du matin, la terreur m'a enlevé ma fille de la façon la plus cruelle qui soit, chaque jour le coup reçu est plus fort », a déclaré Angeles Pedraza lors de la cérémonie organisée dans le Bois du souvenir, où des centaines de personnes s'étaient rassemblées près des 191 arbres plantés à la mémoire des victimes.
Des voix anonymes ont ensuite prononcé chacun des 191 noms, une jeune fille ne pouvant contenir ses larmes, avant qu'autant de ballons blancs ne soient lâchés vers le ciel. Dans la cathédrale de la Almudena, un millier de personnes, victimes de la tragédie mais aussi secouristes, pompiers ou policiers, ont assisté à la messe d'hommage autour du roi Juan Carlos, de la reine Sofia et du chef du gouvernement, Mariano Rajoy.
(Source : AFP)


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