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La Dernière

Un ultime cadeau à Sabah signé Bassem Féghali

Hommage

L'imitateur Bassem Féghali et le photographe Émile Zeenny ont déifié la diva Sabah, lors d'une récente séance photo qui la montre dans toute sa gloire.

05/03/2014

Sont-elles nombreuses, ces stars oubliées. Celles qui ont occupé le petit écran pendant des décennies, et qu'on a tôt fait de balayer jusqu'au fin fond de notre mémoire collective, dès qu'elles ne sont plus sur le devant de la scène. Il y a ces stars... et il y a ces stars-là, ces légendes de toujours qui restent divinement présentes dans la culture, dans l'histoire d'un peuple, même quand elles se retirent de la lumière qui les chérit tellement, parfois à contre-gré.

Et Sabah est l'une de ces légendes vivantes. Véritable diva, elle aura enchanté à travers sa carrière si généreuse, et pendant plus de 90 ans, l'esprit d'une nation, à travers sa vie multiple et son succès inégalé.
Et c'est pour rendre un touchant hommage à la diva, lui qui sait si bien l'incarner et jusqu'au bout des doigts, que l'imitateur et célèbre artiste Bassem Féghali a voulu lui faire honneur, en lui organisant une séance photo qu'il a voulu « majestueuse », pour apprécier Sabah à sa juste valeur, et lui redonner sa grandeur.

La chanteuse est en effet souvent sujette à des critiques inopportunes à propos de sa vie qu'elle a pleinement vécue, de ses sept mariages et de sa vieillesse. Quelques jours en effet après la séance photo hommage, un cliché montrant Sabah malade dans son lit a fait le tour des réseaux sociaux, au grand chagrin de sa famille et de ses fans.


« Rendre hommage à Sabah par une séance photo est mon idée, explique Bassem Féghali à L'Orient-Le Jour. Je la connais si bien et je connais le contenu de sa garde-robe par cœur. Je sais aussi quelle robe lui irait aujourd'hui et ce qu'elle peut encore supporter comme accessoires. Par ailleurs, Sabah est une star, et une star doit conserver une belle image d'elle-même aux yeux de tous. Et il est de notre devoir de faire en sorte que cette image ne soit pas ternie. Je ne sais pas pourquoi il y a des gens qui s'obstinent à la détruire. C'est de la méchanceté gratuite. Ce sont sûrement des ennemis de la lumière, des gens qui n'ont pas pu s'accomplir, des artistes déchus. » Et d'ajouter : « C'est la femme qui a le plus vécu sa vie au Moyen-Orient, tout en restant honnête et authentique. Ils lui veulent une fin triste et malheureuse, ils espèrent la voir punie. Mais Sabah aura une fin heureuse, elle le mérite. En 90 ans, elle n'a fait que le bien. Si elle n'avait pas été aussi généreuse, elle aurait été aujourd'hui richissime. »


Pour convaincre Sabah de s'adonner à ce « photoshoot », Bassem Féghali n'a pas dû faire des pieds et des mains. « Nous sommes amis, raconte l'imitateur qui a dirigé artistiquement la séance. Nous sommes du même village et peut-être même de la même famille. Il y a une alchimie spéciale entre nous et elle a confiance en moi. Elle a en tout cas beaucoup apprécié les photos. »


En effet, sur les clichés pris par le photographe Émile Zeenny, qui affirme que « le visage de la diva n'a pas été très retouché », l'on voit Sabah habillée de lumière dans une robe blanche parsemée d'or, sur fond bleu ciel. Sereine sur un cliché, plus inquiète sur un autre et parfois souriante, levant sa main dans un geste devenu son empreinte, elle est couronnée par des roses dans un endroit qui semblerait être un jardin divin, un havre de paix réservé aux déesses.

« Bassem m'a sollicité pour cette séance photo et a demandé qu'elle soit majestueuse, explique Émile Zeenny. J'ai donc choisi les roses, mais aussi les fleurs d'amande, et un fond bleu ciel pour la déifier. » « Ce sont ses couleurs préférées, ajoute Bassem. Le blanc, le doré et le bleu. J'ai choisi cette robe faite par William Khoury qu'elle avait portée lors de son spectacle Helweh Ktir, car c'est la seule qu'elle peut porter sans être gênée, et en restant sur sa chaise. Nous lui avons caché ses beaux cheveux blancs sous la couronne, et nous lui avons gardé à la main son chapelet, dont elle ne se sépare pas. Joseph Gharib s'est occupé de son maquillage et de ses cheveux. Elle a demandé un miroir et elle était heureuse même si la photographie n'était pas des plus faciles. »


À l'hôtel à Hazmieh où Sabah vit actuellement, Émile Zeenny confie avoir dû « soustraire, voire voler » les clichés de la diva. « Au début, elle était gênée et tendue. Mais dès qu'elle a vu le set décoratif et la caméra, elle est devenue heureuse et son humeur a changé », dit-il. « C'est comme prendre en photo un petit enfant, explique pour sa part Bassem Féghali. Ce n'était pas très facile. Sabah est malade, très malade, mais cela valait la peine. C'est cette image qu'on veut retenir d'elle et j'espère que ce ne seront pas ses dernières photos. »


Sur un dernier cliché, l'on voit Bassem Féghali aux pieds de Sabah, en adoration, habillé comme Sabah en plus jeune. « Elle a demandé à ce que je prenne une photo avec elle, raconte-t-il. Elle m'appelle Sabah Junior. Peut-être qu'elle voit en moi son fils, ou peut-être sa fille, ses enfants n'étant pas auprès d'elle... ».

 

Pour mémoire
La diva Sabah sous les vivats
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