Au terme d'un entretien, hier, avec l'ambassadeur des États-Unis, David Hale, le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a commenté le bombardement israélien de la région de Nabi Chit, à la frontière libano-syrienne, dans la nuit de lundi à mardi, ainsi que le débat, en commission ministérielle, sur la déclaration de politique générale.
Concernant le raid contre Nabi Chit, M. Pharaon a déclaré : « Nous attendons des clarifications de l'armée pour savoir s'il s'est produit en territoire libanais, car nous sommes contre toute violation de la souveraineté libanaise et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité (...). Le bombardement syrien du territoire libanais fait partie du même genre de violations. Aussi, appelons-nous de nouveau à étendre les effets de la 1701 à la frontière libano-syrienne pour la protéger à travers les institutions. »
Pour ce qui est de la déclaration ministérielle, Michel Pharaon a indiqué que la position des ministres du 14 Mars n'a pas changé. « Nous sommes pour la recherche de solutions adéquates, mais dans le cadre des constantes auxquelles nous ne pouvons pas renoncer, dont la neutralité du Liban et l'inclusion de la déclaration de Baabda dans le document sous étude, a expliqué M. Pharaon. Dans le passé, nous avions exprimé des réserves au sujet du triptyque peuple-armée-résistance et si certains veulent aujourd'hui exprimer des réserves sur les nôtres, c'est son affaire, mais nous maintenons les nôtres », a-t-il ajouté, avant d'insister sur le fait que les sujets conflictuels devraient être laissés à la conférence nationale de dialogue. « Le droit à la résistance existe dans tous les pays du monde, mais dans le cadre et suivant les orientations de l'État », a souligné le ministre Pharaon.


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