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Moyen Orient et Monde - Contestation Au Venezuela

Les étudiants dans la rue sous le mot d’ordre « pas un mort de plus »

Les étudiants ont appelé à manifester hier à Caracas sous le mot d’ordre « pas un mort de plus ». Diego Rangel/AFP

Les étudiants qui protestent depuis trois semaines au Venezuela contre la gestion du président Nicolas Maduro ont appelé à manifester hier à Caracas, au lendemain d'un « dialogue national » dont l'opposition était largement absente. Alors que le Venezuela commémorait hier le « Caracazo », insurrection populaire de 1989 contre le président Carlos Andres Perez, qui avait fait des centaines de morts, les étudiants ont décidé de manifester sous le mot d'ordre « pas un mort de plus » lancé par l'un des leaders du mouvement, Juan Requesens. Le bilan des violences survenues depuis le début des manifestations étudiantes le 4 février est de 14 morts, dont au moins huit par balle, et de 140 blessés.
La veille au soir, le président Nicolas Maduro a tenu une session de dialogue au palais présidentiel avec des représentants du patronat, de l'épiscopat, d'intellectuels, de journalistes, de députés et de gouverneurs de province. Le Venezuela a été le théâtre « d'événements violents qui ont touché la société (...) Nous ne pouvons attendre qu'il y ait une escalade (...) en ce contexte de grande commotion nationale nous appelons au dialogue », a déclaré à l'ouverture de la rencontre l'héritier politique d'Hugo Chavez (1999-2013), élu il y a 11 mois.
Jorge Roig, président de la Fedecamaras, le patronat vénézuélien, était l'une des voix de l'opposition à cette réunion. « Notre pays ne va pas bien, président, nous sommes en train de nous entre-tuer entre Vénézuéliens et cela est grave. Vous avez une responsabilité; en tant que chef de l'État vous vous devez d'apaiser les esprits », a exhorté M. Roig, régulièrement accusé par les autorités d'œuvrer à la déstabilisation économique du pays.

Volonté d'apaisement
Soutenu par une partie de l'opposition, le mouvement étudiant était initialement focalisé sur l'insécurité, critique dans cet État pétrolier, avant d'étendre ses revendications aux thèmes de la crise économique, des fréquentes pénuries de produits de première nécessité et de la répression policière.
Depuis le début du mouvement, plusieurs ONG ont alerté sur des violations présumées des droits de l'homme par les forces de sécurité. L'une d'entre elles, le Forum pénal vénézuélien, a notamment dénombré 33 cas de violations, alors que le ministère public a annoncé l'ouverture de 12 enquêtes.
Peu avant le début de la « conférence de paix » de mercredi soir, un juge a ordonné la détention préventive de cinq agents des services de renseignements soupçonnés d'être impliqués dans les décès par balles d'un étudiant et d'un militant « chaviste » le 12 février à Caracas.
Dans une apparente volonté d'apaisement, M. Maduro a par ailleurs fait part de son désir d'améliorer les relations diplomatiques avec les États-Unis, accusés parmi d'autres de soutenir les manifestants. Il a annoncé l'envoi rapide d'un ambassadeur aux États-Unis, alors que les deux pays n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010.

(Source : AFP)

 

Les étudiants qui protestent depuis trois semaines au Venezuela contre la gestion du président Nicolas Maduro ont appelé à manifester hier à Caracas, au lendemain d'un « dialogue national » dont l'opposition était largement absente. Alors que le Venezuela commémorait hier le « Caracazo », insurrection populaire de 1989 contre le président Carlos Andres Perez, qui avait fait des centaines de morts, les étudiants ont décidé de manifester sous le mot d'ordre « pas un mort de plus » lancé par l'un des leaders du mouvement, Juan Requesens. Le bilan des violences survenues depuis le début des manifestations étudiantes le 4 février est de 14 morts, dont au moins huit par balle, et de 140 blessés.La veille au soir, le président Nicolas Maduro a tenu une session de dialogue au palais présidentiel avec des...
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