Le chef du bloc du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, a déclaré hier qu'il s'était entendu avec le chef du courant du Futur Saad Hariri à propos de la formation du cabinet et de la tenue de l'élection présidentielle dans les délais constitutionnels. « L'élection d'un président consensuel signifie l'élection d'un président faible facile à contrôler », a-t-il estimé, indiquant qu' « un président fort devrait avoir une importante assise populaire, être capable de discuter avec toutes les parties et de renforcer l'application de la Constitution ». « S'ils veulent vraiment un État fort, j'ai mes chances. Sinon, qu'ils élisent quelqu'un d'autre », a poursuivi le général Aoun, révélant qu'« il est possible qu'il vote pour le chef des Marada, Sleimane Frangié, ou que M. Frangié vote pour lui ».
Dans un entretien accordé à la chaîne NBN, le chef du CPL a en outre révélé l'existence d'une « volonté internationale » de préserver la stabilité au Liban et d'organiser les élections dans les délais. Il a alors qualifié le gouvernement de Tammam Salam de « cabinet des 100 jours », soulignant que la présidentielles devrait avoir lieu à la date prévue.
Pour ce qui est de ses relations avec les différentes parties libanaises, le député du Kesrouan a affirmé que « la rencontre du CPL avec le courant du Futur est un prélude à une entente nationale ». « Je suis l'allié du Hezbollah en ce qui concerne la question de la résistance, et je crois que chaque peuple dont la terre est occupée a le droit d'essayer de la libérer par tous les moyens, mais je ne suis pas en conflit avec le courant du Futur. Je n'ai, par contre, aucun contact avec le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, qui a refusé toute communication avec nous quand nos députés ont tenté d'arranger une rencontre », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, le général Aoun a fait remarquer que l'existence de kamikazes libanais confirme le fait que le pays du Cèdre constitue un terrain propice à la prolifération du terrorisme. Commentant enfin le raid israélien contre un site du Hezbollah à la frontière syro-libanaise, le chef du CPL a noté que « cette opération, dont l'objectif est d'attiser la tension sur le terrain, a provoqué des réactions négatives ». « C'est l'opposition syrienne qui en profite », a-t-il conclu, affirmant que « le désaccord n'est pas autour de la présence du Hezbollah en Syrie, mais (qu') il s'agit d'une différente manière de percevoir les menaces et les dangers de la crise syrienne ».


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14 h 15, le 01 mars 2014