Épuisés par plusieurs tempêtes depuis fin janvier dans l'ouest de la France, plus de 21 000 oiseaux marins ont été trouvés morts sur le littoral atlantique, une « hécatombe » sans précédent depuis un siècle, a annoncé hier la Ligue de protection des oiseaux (LPO).
Au 24 février, du Pays basque au Finistère sud, ont été comptabilisés 21 341 oiseaux morts et 2 784 acheminés dans des centres de sauvegarde. Le macareux moine, le guillemot de Troïl, et dans une moindre mesure le pingouin torda, sont les espèces les plus touchées. « De nombreux oiseaux flottants », majoritairement morts, « au large des côtes ont été signalés par les marins-pêcheurs. Autant dire que le bilan, encore provisoire, risque de s'alourdir dans les prochains jours », écrit la LPO dans un communiqué. La LPO a effectué ces comptages durant trois week-end, en mobilisant plus de 500 bénévoles.
Ces oiseaux ont essentiellement souffert d'un « manque de nourriture », explique Nicolas Gendre, responsable de programmes à la LPO. « On pense que les tempêtes ont déplacé les oiseaux sur des zones moins riches en nourriture », dit-il. « Par ailleurs, les oiseaux doivent se maintenir sur l'eau, et quand il y a une forte houle, ils dépensent plus d'énergie pour pouvoir survivre, se nourrir. »
Quelques oiseaux ont pu aussi être achevés par des boulettes de pétrole, des bateaux profitant des intempéries pour dégazer au large.
« Jusqu'en 1900, on n'a aucune trace » d'un échouage aussi massif, indique M. Gendre. « Après les tempêtes, on trouve toujours quelques cadavres d'oiseaux » mais jamais autant qu'aujourd'hui, précise-t-il, en indiquant que des interrogations subsistent pour expliquer un phénomène d'une telle ampleur.
(Source : AFP)


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