L'étau se resserre autour du président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch et de ses proches alliés, empêchés de fuir l'Ukraine et accusés par leur propre parti d'être « responsables » du bain de sang à Kiev.
M. Ianoukovitch a essayé en vain samedi de corrompre des gardes-frontières à Donetsk, ville dont il est originaire, pour qu'ils laissent son avion décoller. Selon le nouveau président du Parlement, Olexandre Tourtchinov, M. Ianoukovitch tentait de s'enfuir en Russie. Des députés ont d'ailleurs tapé du poing sur la table lors d'une session au Parlement hier pour exiger de savoir où il se trouve, mais sans obtenir de réponse dans l'immédiat. Aucune poursuite officielle n'a jusqu'ici été lancée à son encontre.
Le procureur général Viktor Pchonka et le ministre des Impôts Olexandre Klimenko, tous deux réputés appartenant à la « Famille », surnom du clan politico-financier de Viktor Ianoukovitch, ont connu la même mésaventure à l'aéroport de Donetsk. Ils ont été empêchés par les gardes-frontières de partir « à l'étranger », mais ont réussi à s'échapper lorsque leurs gardes du corps ont ouvert le feu contre les gardes-frontières, selon des sources officielles concordantes.
L'un des leaders de la contestation, Vitali Klitschko, a indiqué hier avoir téléphoné au président autoritaire du Bélarus voisin, Alexandre Loukachenko, pour lui réclamer l'extradition vers l'Ukraine de M. Zakhartchenko, ainsi que celle du jeune oligarque proche de la « Famille » Serguii Kourtchenko. « Le président Loukachenko a assuré que ces personnes ne sont pas au Bélarus », a déclaré M. Klitschko en insistant sur la nécessité de « retrouver de toute urgence tous les criminels d'État ».
Moyen Orient et Monde
Ianoukovitch et ses alliés empêchés de fuir l’Ukraine
OLJ / le 24 février 2014 à 00h00

