Les déclarations, dimanche à Zghorta, du président Saëb Salam et son affirmation que le gouvernement actuel reste – « sans changement, remaniement, élargissement ou modification quelconque » – pour organiser les élections législatives ont suscité de profonds remous dans les rangs de l'opposition antisalamiste. La réaction la plus vive est venue de la part de M. Kamal Joumblatt. Le leader du PSP a passé toute la matinée d'hier au siège de son parti, où il a tenu un véritable conseil de guerre avec ses principaux lieutenants, avant d'entreprendre, par téléphone, une série de contacts avec ses amis et alliés politiques.
M. Joumblatt devait déclarer par la suite que M. Salam paraît vouloir entraîner le président de la République dans une aventure susceptible d'aboutir à un antagonisme exacerbé entre la population et l'État. « En ce faisant, a-t-il ajouté, le chef du gouvernement commet une grave erreur, dont personne ne peut prévoir aujourd'hui les conséquences. »
Le leader druze du Chouf a ajouté que pour juger de la nature de ces éventuelles conséquences, il suffira de se remémorer l'histoire de la collaboration de M. Salam avec les précédents régimes. « Cet homme, a-t-il poursuivi, n'a jamais quitté le pouvoir sans susciter les pires complications aux chefs de l'État, et c'est probablement ce qu'il compte faire, une fois de plus, aujourd'hui. » (...) À moins d'un revirement de dernière heure, dont le leader du PSP est coutumier, l'avenir, et en particulier l'après-élections, paraît se dessiner sous de sombres perspectives (...)


"À moins d'un revirement de dernière heure, dont le leader du PSP est coutumier, l'avenir paraît se dessiner sous de sombres perspectives...." ! On est où, et quand là ?! Dans un cauchemar, et en 1972 ou en 2014 ?!
05 h 08, le 22 février 2014