M. Chakib Cortbaoui a passé la main hier au général Achraf Rifi.
Le nouveau ministre de la Justice, le général Achraf Rifi, a exprimé son intention de poursuivre le parcours entamé par son prédécesseur, Chakib Cortbaoui, lors de la cérémonie de passation des pouvoirs qui a eu lieu au ministère.
Le général Rifi a fait état d'un entretien qu'il venait d'avoir avec une délégation du Conseil supérieur de la magistrature présidée par Jean Fahed.
Il a notamment fait allusion aux impératifs de l'indépendance de la magistrature, et soulevé brièvement le dossier des prisons, pour en dénoncer l'état.
« J'ai honte de le dire ! La situation des lieux d'incarcération est intolérable et doit être améliorée », a-t-il clamé.
Au sujet du travail de la magistrature, il a clairement dit que « nul n'a le droit d'intervenir dans la décision du juge », ajoutant que « la justice doit être rapidement rendue », deux impératifs que le Conseil supérieur de la magistrature s'emploie à concrétiser.
« Le Liban traverse une étape difficile. Nous sommes appelés à sauver la patrie de la crise. Nous condamnons le double attentat de Bir Hassan et tout autre qui touche des Libanais innocents. Nous devons réfléchir sagement en vue de trouver une issue objective à la situation actuelle du pays. ».

