La crise s'apaise à Kiev, où les manifestants ont libéré la mairie en échange d'une amnistie, mais les leaders de l'opposition ne désarment pas.
La loi d'amnistie pour les manifestants poursuivis est ainsi entrée en vigueur hier, au lendemain de l'évacuation de la mairie de Kiev, lieu symbolique de la contestation ukrainienne et après d'intenses pourparlers de cinq heures dimanche soir entre le procureur général Viktor Pchonka et les leaders de l'opposition. Toutefois, les 234 manifestants arrêtés, qui ont été libérés, sont pour nombre d'entre eux assignés à résidence et encourent toujours de lourdes peines pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison.
Les négociations avec le pouvoir sont au point mort, qu'il s'agisse de la réforme constitutionnelle réduisant les pouvoirs présidentiels au profit du gouvernement et du Parlement, ou de la nomination d'un nouveau Premier ministre. Le chef du parti nationaliste Svoboda Oleg Tiagnybok a donc appelé à une manifestation ce matin devant le Parlement où devrait être débattue la réforme constitutionnelle exigée par l'opposition.
Alors que les députés des deux camps cherchaient hier à trouver un terrain d'entente sur cette réforme avant la reprise des travaux au Parlement, Arseni Iatseniouk, allié de Ioulia Timochenko, et Vitali Klitschko, un autre leader de l'opposition, devaient rencontrer hier à Berlin la chancelière Angela Merkel. Ils devaient demander à l'Union européenne une aide financière pour l'Ukraine et l'instauration d'un régime sans visa pour les Ukrainiens.
(Source : AFP)


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