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Liban

Charles Rizk : Le TSL n’est pas destiné à marginaliser la justice libanaise

L’ancien ministre Charles Rizk à la tribune du Biel, hier. Photo Dalati et Nohra

L'allocution de l'ancien ministre de la Justice, Charles Rizk, à la cérémonie en hommage à la mémoire de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri est hautement symbolique, puisque ce dernier a occupé cette fonction lors de la formation du TSL. C'est donc un peu grâce à lui que ce tribunal est né, car il a signé, au nom de l'État libanais, la plupart des protocoles de coopération qui ont précédé la formation de ce tribunal. Charles Rizk a ainsi affirmé que l'assassinat de Rafic Hariri ne marque pas seulement la disparition d'un grand homme. Elle est aussi une tentative de « détruire une vision que Rafic Hariri avait contribué à rendre réelle, il voulait construire un État, avec ses institutions pour atteindre l'indépendance ».
« À ce sujet, je ne crois pas que l'État libanais se soit effondré à cause de la guerre, mais plutôt que la fragilité de l'État a été une des causes de la guerre. Nous n'avons donc pas réussi à nous entendre, à nous unir, préférant rester dispersés, aves des allégeances à l'extérieur », a ajouté M. Rizk.
Pour l'ancien ministre, « même après sa mort les adversaires de Rafic Hariri ont continué à s'acharner sur la vision dont il était porteur. C'est pourquoi nous avons fait notre possible pour que naisse le Tribunal spécial pour le Liban. L'objectif de ce tribunal est de ramener au Liban la culture de la justice, disparue depuis longtemps ».
Charles Rizk a estimé que ce que veulent les Libanais, « c'est la vérité qui libère de la peur, de l'injustice et du despotisme ». « Le TSL n'est donc absolument pas destiné à marginaliser la justice libanaise. Celle-ci l'est déjà, puisqu'elle n'est pas en mesure de découvrir les auteurs des grands crimes. Le tribunal a donc été créé pour paver la voie à la justice libanaise pour que celle-ci puisse recommencer à remplir sa mission », a-t-il souligné.
L'ancien ministre a encore déclaré que si la justice libanaise est fragile, elle possède néanmoins de grandes capacités et des juges très compétents. « Mais que peut faire un juge si l'État ne lui assure pas la sécurité et ne le prend pas en charge ? »
« Le Premier ministre Rafic Hariri nous rappelle que nous n'avons pas d'autre choix que celui de construire un État, mission à laquelle il a dédié sa vie. Ce choix ne supporte plus d'être reporté », a déclaré Charles Rizk, qui a constaté que « la violence n'avait jamais atteint un tel stade au Moyen-Orient ». « Aujourd'hui, cette violence a passé nos frontières et arrive dans nos quartiers. L'État n'est pas en train de mettre un terme à son expansion. Il reste les bras croisés face à des décisions prises sans qu'il soit consulté... »

 

L'allocution de l'ancien ministre de la Justice, Charles Rizk, à la cérémonie en hommage à la mémoire de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri est hautement symbolique, puisque ce dernier a occupé cette fonction lors de la formation du TSL. C'est donc un peu grâce à lui que ce tribunal est né, car il a signé, au nom de l'État libanais, la plupart des protocoles de coopération qui ont précédé la formation de ce tribunal. Charles Rizk a ainsi affirmé que l'assassinat de Rafic Hariri ne marque pas seulement la disparition d'un grand homme. Elle est aussi une tentative de « détruire une vision que Rafic Hariri avait contribué à rendre réelle, il voulait construire un État, avec ses institutions pour atteindre l'indépendance ».« À ce sujet, je ne crois pas que l'État libanais se soit effondré à cause de la...
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