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Moyen Orient et Monde - Inde / Usa

Modi et l’opposition retrouvent les faveurs de Washington

L’ambassadrice américaine, Mme Nancy Powell, a rencontré hier Narendra Modi, candidat du Bharatiya Janata Party au poste de Premier ministre, signe de la fin de leur boycottage. Government of Gujarat/AFP

Les États-Unis ont mis fin hier à leur boycottage du chef de l'opposition en Inde, Narendra Modi, en reprenant contact avec le favori des prochaines législatives comme l'ont déjà fait plusieurs États européens.
L'ambassadrice américaine Nancy Powell a ainsi rencontré hier matin pendant une heure le leader de l'opposition nationaliste hindoue à Gandhinagar dans l'État du Gujarat, dont il est le chef de l'exécutif. Les États-Unis avaient coupé tout lien avec Modi peu après les émeutes de 2002 qui avaient fait environ 2 000 morts, essentiellement des musulmans, dans le Gujarat dont il était déjà le ministre en chef. Washington avait refusé un visa à Modi en 2005 en vertu d'une loi interdisant l'entrée sur le territoire américain de tout étranger considéré comme étant responsable « d'atteintes graves à la liberté religieuse ».
Des ONG et des survivants l'accusent de n'avoir rien fait lors du déferlement de violences qui s'était abattu en février et mars 2002 dans les quartiers musulmans de la capitale de l'État, Ahmedabad, et de plusieurs autres villes de l'État. Modi, candidat du Bharatiya Janata Party (BJP) au poste de Premier ministre, a nié toute responsabilité dans ces émeutes et n'a pas été mis en cause par la justice, mais l'un de ses anciens ministres avait été condamné à la perpétuité pour la mort de 97 musulmans. « Cette rencontre s'est inscrite dans le cadre de la prise de contacts de l'ambassade américaine avec les principaux dirigeants des grands partis politiques indiens à l'approche des élections » législatives, a indiqué l'ambassade après la rencontre. Modi et l'ambassadrice ont tenu « des discussions complètes et sur des thèmes variés » dont le développement économique, l'aide de l'Inde à l'Afghanistan et sur le terrorisme et « la nécessité d'isoler les groupes terroristes ».

Préserver les intérêts américains
Narendra Modi se présente comme le candidat capable de relancer l'économie et d'attirer les investisseurs au moment où l'Inde traverse une période de ralentissement économique et que le parti du Congrès, au pouvoir depuis dix ans, est aux prises avec plusieurs scandales de corruption. Il met en avant les bons résultats économiques de son État et les implantations d'entreprises étrangères, General Motors ayant une usine dans le Gujarat tandis que Ford devrait suivre. « M. Modi est devant ses rivaux politiques dans tous les sondages, aussi les États-Unis cherchent simplement à préserver leurs intérêts politiques et stratégiques », estime Brahma Chellaney, analyste géostratégique du Centre for Policy Research basé à New Delhi.
Mais aux États-Unis, une partie des hommes politiques reste hostile au leader indien. Les États-Unis et l'Inde ne cessent d'affirmer être des « partenaires stratégiques » même si leurs liens ont subi un net coup d'arrêt fin 2013 à la suite de l'arrestation d'une diplomate indienne à New York vécue comme une humiliation par New Delhi. Sur ce sujet, Modi a fait part de sa « préoccupation » et de son souhait que de tels « sujets d'irritation » ne ressurgissent pas, selon son communiqué.

(Source : AFP)

Les États-Unis ont mis fin hier à leur boycottage du chef de l'opposition en Inde, Narendra Modi, en reprenant contact avec le favori des prochaines législatives comme l'ont déjà fait plusieurs États européens.L'ambassadrice américaine Nancy Powell a ainsi rencontré hier matin pendant une heure le leader de l'opposition nationaliste hindoue à Gandhinagar dans l'État du Gujarat, dont il est le chef de l'exécutif. Les États-Unis avaient coupé tout lien avec Modi peu après les émeutes de 2002 qui avaient fait environ 2 000 morts, essentiellement des musulmans, dans le Gujarat dont il était déjà le ministre en chef. Washington avait refusé un visa à Modi en 2005 en vertu d'une loi interdisant l'entrée sur le territoire américain de tout étranger considéré comme étant responsable « d'atteintes graves à la...
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