L'exode des commerçants musulmans fuyant les attaques des miliciens chrétiens en République centrafricaine menace gravement le ravitaillement de la population déjà soumise à la disette.
Selon les Nations unies, 1,3 million de personnes, soit plus d'un quart de la population totale, ont déjà besoin d'une aide alimentaire d'urgence en Centrafrique, après des mois de violences qui se poursuivent malgré l'intervention des forces françaises et africaines.
Des dizaines de milliers de musulmans craignant les représailles des chrétiens ont fui la capitale Bangui. La plupart étaient des commerçants en relation avec les pays voisins, qui assuraient le ravitaillement de cette ville de 800.000 habitants en produits de base comme le sucre, la farine, le fioul et le savon.
Sur le marché de Petevo, près des rives de l'Oubangui, dans le sud de la capitale, des dizaines d'étals poussiéreux restent désespérément vides et la viande est rare depuis le départ des marchands qui contrôlaient le commerce du bétail en provenance du Tchad. On trouve seulement un peu de porc, venant d'élevages locaux.
"Nous sommes très inquiets parce que si cette pénurie se poursuit, il n'y aura plus rien et beaucoup de gens mourront de faim", déclare entre les étals vides Nadège Kodo, une femme revêtue d'une robe traditionnelle colorée.
D'après les Nations Unies, 90% des Centrafricains ne mangent qu'une fois par jour.
La majorité des chauffeurs routiers étant musulmans, le ravitaillement en devient encore plus problématique. Des centaines de camions sont immobilisés à la frontière camerounaise.
Selon une enquête d'Oxfam et d'Action contre la faim, 40 grossistes géraient jusqu'à il y a peu le ravitaillement de Bangui en produits de base. Ils sont aujourd'hui moins de dix et certains menacent de s'en aller eux aussi si la sécurité ne s'améliore pas.
Selon les Nations unies, 1,3 million de personnes, soit plus d'un quart de la population totale, ont déjà besoin d'une aide alimentaire d'urgence en Centrafrique, après des mois de violences qui se poursuivent malgré l'intervention des forces françaises et africaines.
Des dizaines de milliers de musulmans craignant les représailles des chrétiens ont fui la capitale Bangui. La plupart étaient des commerçants en relation avec les pays voisins, qui assuraient le ravitaillement de cette ville de 800.000 habitants en produits de base comme le sucre, la farine, le fioul et le savon.
Sur le marché de Petevo, près des rives de l'Oubangui, dans...


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