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Moyen Orient et Monde - Crise

Reprise des négociations pour la réunification de Chypre

Les dirigeants grec et turc tentent de parvenir à une solution « aussi vite que possible ».

Le président de la République de Chypre, Nicos Anastasiadès, la responsable des Nations unies à Chypre, Lisa Buttenheim, et le dirigeant de la République turque de Chypre Nord, Dervis Eroglu, lors de leur entrevue hier sur l’aéroport de Nicosie. Yiannis Kourtoglou/AFP

Les dirigeants chypriote-grec et chypriote-turc ont affirmé leur volonté de parvenir à un règlement « aussi vite que possible » pour une réunification de l'île, lors de la reprise hier des négociations favorisées par la perspective d'une exploitation des réserves gazières.
Le président de la République de Chypre, Nicos Anastasiadès (chypriote-grec), et le dirigeant de la République turque de Chypre Nord (RTCN, autoproclamée), Dervis Eroglu, se sont rencontrés pendant une heure et demie dans les locaux de l'ONU sur l'aéroport désaffecté de Nicosie, en présence de la responsable des Nations unies à Chypre, Lisa Buttenheim. « J'espère qu'aujourd'hui est le début de la fin d'une situation indésirable et inacceptable qui a maintenu notre île et notre peuple divisés pendant quarante ans », a dit M. Anastasiadès au terme des discussions, les premières depuis deux ans. En Turquie, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a estimé que l'on « se dirige vers un nouveau processus à Chypre, et si Dieu le veut, il n'y aura pas de marche arrière et le problème chypriote sera réglé ».
Le pays est ainsi entré divisé dans l'Union européenne en 2004, après l'échec d'un premier accord de réunification largement approuvé lors d'un référendum par les Chypriotes-Turcs mais rejeté par les Chypriotes-Grecs. Des discussions poussives avaient repris en 2008 puis suspendues en 2012. Après des mois d'âpres discussions, les deux dirigeants se sont mis d'accord sur une déclaration conjointe préparée par l'ONU pour fixer le cadre des pourparlers. À l'issue de la rencontre, Mme Buttenheim a lu cette déclaration devant la presse. « Les dirigeants auront pour objectif de parvenir à une solution aussi vite que possible et d'organiser ensuite des référendums distincts », annonce le texte. La responsable onusienne a précisé que la prochaine rencontre des négociateurs était prévue « cette semaine ».
Le communiqué commun « établit une base solide pour la reprise des négociations en vue d'un règlement global juste et durable », a pour sa part réagi l'Union européenne. Il devrait aider les deux parties « à s'attaquer le plus vite possible aux questions de substance pour parvenir rapidement à des résultats ».

Nouvelle donne
Même si les négociations chypriotes n'ont jusqu'à présent rien donné, la récente découverte de gisements gaziers au large de l'île comme près des côtes israéliennes a changé la donne. Pour Hubert Faustmann, professeur d'histoire et de sciences politiques à l'Université de Nicosie, il s'agit de « la plus grande opportunité pour la paix depuis 2004 ». « Washington a mis beaucoup de poids dans ce dernier effort de paix parce que le gaz et le pétrole changent le jeu (...). C'est une situation gagnant-gagnant pour tout le monde », estime-t-il. Israël, qui réfléchit à exporter son gaz via un gazoduc passant dans les eaux chypriotes et la Turquie ou à investir dans une usine de liquéfaction de gaz sur l'île méditerranéenne, « ne donnera pas son gaz à Chypre à moins qu'il y ait une solution », note M. Faustmann.
(Source : AFP)

Les dirigeants chypriote-grec et chypriote-turc ont affirmé leur volonté de parvenir à un règlement « aussi vite que possible » pour une réunification de l'île, lors de la reprise hier des négociations favorisées par la perspective d'une exploitation des réserves gazières.Le président de la République de Chypre, Nicos Anastasiadès (chypriote-grec), et le dirigeant de la République turque de Chypre Nord (RTCN, autoproclamée), Dervis Eroglu, se sont rencontrés pendant une heure et demie dans les locaux de l'ONU sur l'aéroport désaffecté de Nicosie, en présence de la responsable des Nations unies à Chypre, Lisa Buttenheim. « J'espère qu'aujourd'hui est le début de la fin d'une situation indésirable et inacceptable qui a maintenu notre île et notre peuple divisés pendant quarante ans », a dit M....
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