Une vue générale de la messe de la Saint-Maron célébrée par l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, à l’école La Sagesse (Jdeidé).
C'est par une prière pour la paix au Moyen-Orient et la défense de la liberté religieuse que l'archevêque maronite de Beyrouth, Boulos Matar, a clôturé les cérémonies en l'honneur de la fête de saint Maron, qu'il a célébrée dans la salle des fêtes du Collège de La Sagesse, à Jdeidé.
« Nous prions à l'intention de notre chère patrie libanaise et pour la paix dans la région où a vécu saint Maron et pour laquelle il a prié », a affirmé Mgr Matar dans l'homélie qu'il a prononcée après lecture de l'Évangile.
L'archevêque de Beyrouth, qui avait célébré dimanche la traditionnelle messe de la Saint-Maron à Gemmayzé en présence du chef de l'État, a choisi cette fois de tirer les leçons de l'histoire, en évoquant les persécutions qui ont marqué la vie de l'Église durant les trois premiers siècles de son histoire, et le repos qu'elle a connue, à partir du IVe siècle.
Les trois premiers siècles ont été des siècles de vie chrétienne fervente, tandis que le IVe siècle a vu le ramollissement de la foi, a fait valoir l'archevêque de Beyrouth. « Il en va de l'état de repos comme des épreuves, tous deux ont leurs aspects négatifs », a-t-il noté. Au quatrième siècle, les chrétiens « se sont relâchés et ont oublié qu'ils avaient pour mission de porter l'Évangile au monde et leur responsabilité dans la christianisation des valeurs qui font vivre et respirer les hommes, a ajouté Mgr Matar. C'est pourquoi, a-t-il enchaîné, au IVe siècle, l'Esprit a suscité les mouvements monastiques, qui se sont chargés de rappeler aux chrétiens la mission que la prospérité leur avait fait oublier ». Et d'en conclure que les épreuves vécues par les chrétiens ont du bon.
Dieu sur les lèvres seulement
« En Orient, a repris Mgr Matar, nous multiplions les références verbales à Dieu, mais nous ne demandons ni ne réalisons la volonté de Dieu. »
« Et la volonté de Dieu en Orient, a-t-il conclu, c'est qu'il y ait de la place pour tous, que les hommes de différentes croyances vivent dans l'entente. La liberté religieuse ne porte pas atteinte à la croyance religieuse, au contraire, elle fixe la foi des croyants et accorde aux hommes la liberté d'atteindre Dieu. »


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OUI ! ELLES ONT DU BON... ET DES BONBONS QUI EXPLOSENT !
09 h 51, le 12 février 2014