Au lendemain du rejet par référendum de la libre-circulation européenne, les milieux politiques et économiques suisses tentaient de voir comment intégrer cette nouvelle donne dans les relations avec l'Union européenne, premier partenaire économique de la Suisse.
Alors que les opposants à ce texte adopté dimanche à une très courte majorité craignent de graves conséquences, les autorités ont réagi avec pragmatisme, une vertu très suisse, en annonçant que le gouvernement allait déposer d'ici à l'automne au Parlement un projet de loi reprenant les principales dispositions du texte du référendum qui demande la « fin de l'immigration de masse ». Les commentateurs rappellent le vote du 9 octobre 1992, quand les électeurs avaient refusé une adhésion à l'Espace économique européen, infligeant un camouflet aux autorités qui militaient pour cette adhésion, mais le gouvernement refuse d'être aussi catastrophiste qu'à l'époque.
Le système suisse se fonde sur le fait que le peuple peut décider ce qu'il veut et à partir de là, le gouvernement se doit de mettre en œuvre la décision populaire de la meilleure manière possible pour le pays, même s'il est en faveur d'une autre solution. Hier, la Suisse a obtenu le soutien inattendu de l'ancien Premier ministre français François Fillon (droite), qui a estimé qu'il était « parfaitement naturel » que la Suisse veuille diminuer le nombre d'étrangers sur son territoire, qui doit être modulé en fonction de la capacité à les intégrer. Selon lui, ce modèle devrait être repris par la France ou l'UE.
En outre, le vote suisse conforte le camp des eurosceptiques, qui font de la lutte contre l'immigration et les abandons de souveraineté nationale au profit de l'UE leurs principaux thèmes de campagne pour les élections européennes. La remise en cause de la libre-circulation, un des principes fondateurs de l'UE, ne date pas du référendum suisse. « Au sein des Vingt-Huit, un nombre croissant d'électeurs partage ce même rejet, fondé sur les mêmes peurs », estime Jean-Yves Camus, chercheur, spécialiste des populismes, à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) à Paris.
(Source : AFP)


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TOUT COMME CHEZ NOUS. NOUS DÉCIDONS DE TOUT PAR REFERUNDUM... - BIDKON SLÉ7 ? LAA ! ET ILS S'ARMENT. - BIDKON 7OUKOUMÉ ? É ! BALA IL GENDRISSIME MA BYÉKHLÉE WASSIM ! - BIDKON ALI BABA ET SES 128 AWÉDEM ? LAA ! ET ILS S'ALLONGENT ET SE PROLONGENT. TOUT çA, C'EST ENTENDRE LA VOIX DU PEUPLE... MNIL DAYNÉ IL TARCHA !!! À QUAND LE BON DÉBARRAS DE TOUT L'ABRUTISSEMENT ???
18 h 12, le 11 février 2014