Le jury de la Berlinale posant pour les photographes. On y reconnaît, notamment, le président James Schamus ainsi que les membres Christoph Waltz, Tony Leung, Michel Gondry, Mitra Farahani et Barbara Broccoli. Tobias Schwarz/Reuters
La 64e Berlinale s'est ouverte hier avec The Grand Budapest Hotel, un film de l'Américain Wes Anderson au casting digne d'un palace cinq étoiles, qui a garanti un tapis rouge glamour à souhait. Dès l'après-midi, sous un soleil presque printanier, les fans guettaient les stars, Ralph Fiennes, Willem Dafoe, Bill Murray, Jeff Goldblum, Edward Norton, ou encore Tilda Swinton, à la sortie de la conférence de presse du film.
Les festivités dureront jusqu'au 16 février, une dizaine de jours au cours desquels plus de 400 films seront projetés. Vingt longs-métrages en provenance d'une dizaine de pays sont en compétition, auxquels s'ajoutent trois films hors compétition, le très attendu Monuments Men de et avec George Clooney, La belle et la bête de Christoph Gans avec Vincent Cassel et Léa Seydoux, et très loin de la fable poétique, la version non censurée de Nymphomaniac volume 1 du très controversé Danois Lars Von Trier. Films à gros budget ou tournés à l'économie, réalisateurs confirmés ou débutants s'affronteront pour la récompense suprême, l'Ours d'or, qui sera remis le 15 février au soir.
Le vétéran français Alain Resnais, souvent couronné dans les festivals, présentera à 91 ans son dernier opus : Aimer, boire et chanter. La Péruvienne Claudia Llosa, Ours d'or 2009 avec Fausta, revient dans la course avec Aloft. Les crimes nazis en Europe seront un des thèmes centraux de la Berlinale. « Pas un choix conscient. C'est parce qu'il y a beaucoup de bons films disponibles sur le sujet », assurait récemment le directeur du festival, Dieter Kosslick. Les bouleversements de la Chine contemporaine seront également abordés par le biais de trois œuvres en compétition, « des films de genre réalisés par une nouvelle génération de cinéastes », selon M. Kosslick.
Avec Wes Anderson, le style était burlesque et l'imagination sans bornes. The Grand Budapest Hotel se déroule dans un pays imaginaire d'Europe centrale, la République de Zubrowka, bouleversée par la guerre, le fascisme puis le communisme, pour mieux décrire un monde disparu, celui d'une Belle époque et de son aristocratie. Wes Anderson a expliqué avoir été inspiré par l'écrivain autrichien Stefan Zweig, « plus pour l'atmosphère que par une œuvre particulière », mais aussi par Ernst Lubitsch, un maître de la comédie américaine dans les années 1930-1940.
Le producteur américain James Schamus est le président du jury, composé notamment des acteurs autrichien Christoph Waltz et hongkongais Tony Leung, du cinéaste français Michel Gondry, de la réalisatrice de documentaires iranienne Mitra Farahani et de la productrice des James Bond, Barbara Broccoli.
(Source : AFP)


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