Trois attentats ont fait hier 33 morts à Bagdad, tandis que d'autres sources faisaient état de 34 morts. Les trois attaques, survenues en pleine heure de pointe dans le centre-ville, ont également fait des dizaines de blessés, selon deux responsables des services de sécurité et une source médicale.
Un attentat a été perpétré devant le ministère des Affaires étrangères, aux abords de la Zone verte, secteur fortifié de la capitale où se trouvent notamment le Parlement et l'ambassade des États-Unis. Une seconde attaque devant un restaurant a été menée par un kamikaze et un troisième attentat, à la voiture piégée, a visé un marché de pièces détachées automobiles. Dans l'après-midi, trois autres voitures piégées ont explosé dans le sud-est de Bagdad, tuant 8 personnes et en blessant 32 autres.
Aucun groupe n'a revendiqué dans l'immédiat les attaques, mais des groupes sunnites, notamment Daech (État islamique en Irak et au Levant – EIIL), ont revendiqué à plusieurs reprises des attentats coordonnés dans la capitale visant civils et forces de sécurité.
L'armée regagne du terrain à Ramadi
Les jihadistes de Daech sont par ailleurs impliqués dans des combats avec les forces de sécurité à al-Anbar, une province à majorité sunnite de l'ouest du pays. Des membres de ce groupe et d'autres groupes armés ainsi que des combattants de tribus antigouvernementales contrôlent depuis début janvier Falloujah et des parties de Ramadi, à l'ouest de Bagdad. Le commandant des forces terrestres de l'armée, le général Ali Ghaidan Majeed, a annoncé que les forces armées avaient repris mardi des quartiers de Ramadi, chef-lieu de la province, après plusieurs jours de violents combats. À Falloujah, en revanche, les forces de sécurité demeurent toujours hors de la ville, craignant qu'une offensive ne déclenche un long conflit avec beaucoup de victimes et de nombreuses destructions. Ahmad Abou Richa, un chef tribal membre des Sahwa, milices recrutées dans les tribus sunnites pour soutenir la lutte contre el-Qaëda, a cependant affirmé il y a quelques jours qu'une attaque contre Falloujah était imminente et exhorté les insurgés à déposer les armes.
(Sources : agences)

