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Liban

Eichhorst : La liberté de la presse a régressé au Liban

Une réception pour rendre hommage aux journalistes s'est tenue hier à la résidence de l'ambassadrice de l'Union européenne au Liban, Angelina Eichhorst.
L'événement a rassemblé un important nombre d'ambassadeurs européens, de journalistes libanais et étrangers installés au Liban et de responsables de presse de diverses ambassades européennes à Beyrouth.
Étaient notamment présents André Kassas représentant le ministre de l'Information, Walid Daouk, et le président de l'ordre des journalistes, Élias Aoun.
Dans son allocution, la chef de la Délégation de l'Union européenne au Liban a mis l'accent sur le rôle fondamental que jouent les médias libres et diversifiés dans des sociétés libres et diverses comme le Liban.
« J'aimerais ce soir évoquer brièvement la liberté au Liban, la violence dans la région et la place des femmes dans le journalisme, a-t-elle dit.
Le Liban est largement reconnu comme étant une oasis de liberté dans le monde arabe, un pays où règne une atmosphère d'ouverture, de liberté de pensée et de créativité, garantie par la Constitution. Toutefois, et malheureusement en 2013, les médias au Liban sont devenus plus polarisés et les événements dans la région ont placé de nouvelles contraintes sur les journalistes. Le Liban a régressé de huit places dans le classement mondial de la liberté de la presse et plusieurs rapports fiables indiquent que les journalistes libanais sont aujourd'hui plus exposés au risque de détention arbitraire et de mauvais traitements. Cette situation n'est pas seulement triste mais inacceptable . »
« D'ailleurs ce n'est pas uniquement le cas au Liban. Le travail des journalistes sur le terrain est de plus en plus dangereux. Plus de soixante-dix journalistes ont été tués dans le monde l'année passée, dont les deux tiers au Moyen-Orient. La Syrie reste le pays le plus dangereux pour les correspondants qui sont directement et intentionnellement ciblés. Depuis le début de la guerre, plusieurs journalistes et citoyens journalistes ont payé de leur vie pour préserver notre droit de savoir. Quarante journalistes syriens et vingt venant du Liban et des pays européens sont toujours portés disparus », a-t-elle poursuivi.
Satisfaite de voir une majorité de femmes journalistes à la réception de l'Union européenne, Mme Eichhorst a indiqué qu'il « y a moins de vingt ans, le journalisme était un métier presque exclusivement réservé aux hommes. Les femmes journalistes étaient l'exception et les femmes étaient dissuadées de poursuivre une carrière dans ce domaine. Je me réjouis personnellement de l'augmentation du nombre de femmes dans les milieux professionnels. Certes, il y a de la place pour plus de femmes journalistes ( les hommes détiennent toujours presque deux tiers des emplois) et plus de femmes à la tête des médias (23 % des emplois de cadres supérieurs sont occupés par des hommes contre 27 % par les femmes ) », a-t-elle souligné en conclusion.

Une réception pour rendre hommage aux journalistes s'est tenue hier à la résidence de l'ambassadrice de l'Union européenne au Liban, Angelina Eichhorst.L'événement a rassemblé un important nombre d'ambassadeurs européens, de journalistes libanais et étrangers installés au Liban et de responsables de presse de diverses ambassades européennes à Beyrouth.Étaient notamment présents André Kassas représentant le ministre de l'Information, Walid Daouk, et le président de l'ordre des journalistes, Élias Aoun.Dans son allocution, la chef de la Délégation de l'Union européenne au Liban a mis l'accent sur le rôle fondamental que jouent les médias libres et diversifiés dans des sociétés libres et diverses comme le Liban.« J'aimerais ce soir évoquer brièvement la liberté au Liban, la violence dans la région et la place...
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