Le jeune homme de Byrsa, appelé Arish. Photo Michel Sayegh.
Le jeune homme de Byrsa, appelé Arish, est depuis hier l'hôte du musée de l'Université américaine de Beyrouth. Il est arrivé sur le vol de Tunis Air, accompagné de son mobilier funéraire et d'une délégation tunisienne regroupant le directeur de l'Institut national du patrimoine tunisien, le directeur de coopération de l'Institut, la responsable du centre de restauration du musée de Carthage, et l'ex-présidente d'AfrICOM et ancienne secrétaire générale d'ICOM-Arab Chedlia Annabi.
Arish a été réalisé dans un moule en silicone et résine. Il est la reconstruction « intégrale » d'un squelette complet datant du VIe siècle avant J.-C., découvert en 1994 par l'archéologue français Jean-Paul Morel, à Carthage, sur la colline de Byrsa. Une nécropole à l'époque où les Phéniciens avaient fondé la ville. Confié à la paléo-plasticienne de renommée internationale Élisabeth Daynès, le squelette a subi de nombreuses opérations de dermoplastie qui ont redonné au jeune homme son visage originel, « ou du moins de s'en approcher ». Si bien qu'avec son mètre soixante-dix et sa physionomie expressive, Arish a provoqué des remous chez les douaniers de l'AIB ! Ahuri, l'un d'eux s'est écrié « mais bon Dieu, on dirait un être qui va parler ; il est tellement vrai avec ses cheveux, ses poils et ses orteils... ». Il aura fallu plus de seize ans de travail pour arriver à ce résultat !
Scénographie
Grâce à un squelette emprunté à la collection du musée de l'AUB, au mobilier funéraire qui accompagnait le défunt dans son ultime voyage, dont une intaille de calcédoine en forme de scarabée, une série d'amulettes, une lampe punique, deux amphores et des cabochons en ivoire, la scénographie respecte l'agencement d'origine de la tombe où gisait Arish au VIe siècle. Des jeux de lumière animent la seconde salle qui met en scène le jeune homme, vêtu d'une longue tunique en lin, chaussé de spartiates et paré de bijoux. Une projection de trois minutes sur le processus de la dermoplastie éclaire les visiteurs sur cette technique qui combine à la science la magie de l'art.
Jusqu'au 26 février.
Pour mémoire
M.M.
Arish a été réalisé dans un moule en silicone et résine. Il est la reconstruction « intégrale » d'un squelette complet datant du VIe siècle avant J.-C., découvert en 1994 par l'archéologue français Jean-Paul Morel, à Carthage, sur la colline de Byrsa. Une nécropole à l'époque où les Phéniciens avaient fondé la ville. Confié...


Les phéniciens ...lui avaient déjà vendu des lames Gilette à Carthage ...?
11 h 07, le 30 janvier 2014