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Liban

Le Conseil supérieur chiite stigmatise l’agression contre Zgheib

Le Conseil supérieur chiite (CSC) a stigmatisé hier l'agression dont a été victime cheikh Abbas Zgheib, qui avait été désigné par le Conseil comme porte-parole des familles des otages de Aazaz. Le dignitaire avait été visé par des tirs alors qu'il traversait en voiture la commune Laylaki, dans la banlieue sud, qui est le terrain d'accrochages réguliers, de nature clanique, entre les deux familles Zeaïter et Hjoula. Pour le CSC, l'attaque contre cheikh Zgheib est « un acte criminel qualifié, qui porte en même temps atteinte au Conseil supérieur chiite. Face à cela, il n'est pas permis de se taire ». Le Conseil a appelé dans un communiqué « les forces militaires et sécuritaires à poursuivre les agresseurs et à les sanctionner sévèrement ». Il a en même temps appelé « les sages des deux familles Zeaïter et Hjoula à redoubler d'efforts pour compléter le processus de réconciliation, que cheikh Abbas Zgheib avait été chargé par le Conseil de suivre de près ».

Kabalan et « l'élimination des terroristes »
Par ailleurs, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a estimé que « l'armée a besoin d'un soutien politique et moral afin d'assumer son rôle national (...) d'anéantir le terrorisme ». Il a stigmatisé dans ce cadre « la campagne de diffamation contre l'armée », dans une allusion aux appels de certains cheikhs sunnites à libérer cheikh Omar
Atrache, arrêté par l'armée et accusé d'entraîner des kamikazes et de piéger des voitures dont il organiserait l'entrée depuis la Syrie vers la Békaa. Cheikh Kabalan a appelé avec insistance les responsables politiques à « prendre conscience de ces dangers », face auxquels le meilleur recours serait celui d'un « gouvernement fédérateur ».

Fadlallah et « l'ouverture »
De son côté, l'uléma Ali Fadlallah a prononcé un sermon hier à la husseiniyé du village de Bednayel, à l'occasion d'une célébration religieuse. « Nous nous devons d'être une nation éveillée et prévoyante. Il est à craindre, au milieu du vacarme qui entoure notre pays, que nous soyons devenus une nation de l'improvisation et de l'impulsion, qui ne réfléchit qu'à ses intérêts propres, au détriment de l'avenir de la population. » L'ouverture, l'unité et « la fraternité entre chiites et sunnites » sont les thèmes qui ont défini l'approche du dignitaire religieux, qui a également appelé à la formation d'un « gouvernement fédérateur ». « Tous invoquent les droits d'une communauté ou d'une confession. Aucune langue politique s'articulant sur les droits des partis ne se fait entendre », a-t-il conclu.

Le Conseil supérieur chiite (CSC) a stigmatisé hier l'agression dont a été victime cheikh Abbas Zgheib, qui avait été désigné par le Conseil comme porte-parole des familles des otages de Aazaz. Le dignitaire avait été visé par des tirs alors qu'il traversait en voiture la commune Laylaki, dans la banlieue sud, qui est le terrain d'accrochages réguliers, de nature clanique, entre les deux familles Zeaïter et Hjoula. Pour le CSC, l'attaque contre cheikh Zgheib est « un acte criminel qualifié, qui porte en même temps atteinte au Conseil supérieur chiite. Face à cela, il n'est pas permis de se taire ». Le Conseil a appelé dans un communiqué « les forces militaires et sécuritaires à poursuivre les agresseurs et à les sanctionner sévèrement ». Il a en même temps appelé « les sages des deux familles Zeaïter...
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