Le général Rifi à Deir Ammar, hier : « Les responsables des assassinats utilisent actuellement leurs armes dans un projet suicidaire en Syrie. » Photo Naïm Assafiri
Une cérémonie a été tenue, hier, à Deir Ammar au Liban-Nord, pour commémorer l'assassinat du commandant Wissam Eid, tué il y a six ans, dans un attentat, dans la zone de Chevrolet, à Hazmieh. La cérémonie a rassemblé les familles de Wissam Eid et de l'adjudant-chef Oussama Merheb, tué en même temps que lui, ainsi que des représentants des anciens Premiers ministres, Saad Hariri et Fouad Siniora, et l'ancien directeur général des FSI, le général Achraf Rifi.
Prenant la parole, le frère du commandant Eid, Mohammad, a donné lecture du message de la famille. Il a mis l'accent sur « l'excellence » du travail fourni par son frère qui a été « le premier témoin du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), et qui a pu reconstituer les pièces du puzzle ayant mené à remonter jusqu'aux assassins de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri ». « En tuant mon frère, les assassins ont pensé qu'ils pourraient effacer les preuves découvertes, mais c'est la justice qui a enfin triomphé », a-t-il dit.
De son côté, Assaad Merheb, le frère de l'adjudant-chef qui accompagnait Eid le jour de l'attentat, a mis l'accent sur « les sacrifices de tous ceux qui sont tombés pour la liberté, l'indépendance et la souveraineté du Liban ».
Pour sa part, le lieutenant Joseph Moussalem a souligné que « le commandant Eid n'a jamais connu la peur, payant de sa vie son souci que la justice prévale au Liban ». « C'était un homme d'exception et grâce à son travail, nombre de réseaux terroristes ont été démantelés », a-t-il poursuivi.
Prenant à son tour la parole, le général Rifi a déclaré : « Aujourd'hui, je répète ce que j'avais dit le jour de l'assassinat de Wissam Eid, à savoir que les hommes libres n'ont pas le choix, ils doivent faire face dignement et à la fin, ce sont les forces du bien qui triomphent. Aujourd'hui, avec le lancement des travaux du TSL, les Libanais sont désormais conscients de l'importance du rôle joué par Wissam Eid, un héros qui est tombé pour que la justice triomphe. »
« Aujourd'hui, les individus responsables des attentats au Liban, ceux qui portaient d'abord les armes contres l'ennemi, ont commencé à faire faillite et leur projet est en ruine. Après avoir tourné leurs armes contre les Libanais, ils les utilisent actuellement dans un projet suicidaire en Syrie. Jusqu'à présent nous sommes toujours menacés, mais le TSL fera la lumière sur toute la vérité et c'est la justice qui triomphera », a-t-il poursuivi.
L'ancien député Saleh Kheir a donné lecture du message de l'ancien Premier ministre Saad Hariri. « Le temps de la justice est désormais arrivé. Plus personne ne restera impuni. Les vérités se manifesteront au grand jour. Malgré les assassinats, ils ne réussiront jamais à mettre un terme à la révolution du Cèdre, à notre lutte pour la liberté et la souveraineté du Liban », a-t-il souligné en conclusion.
Une cérémonie commémorative s'est également tenue sur les lieux de l'attentat. Les proches des victimes de l'attentat ont allumé des bougies alors que des représentants des FSI ont déposé six couronnes en hommage à la mémoire de Wissam Eid et de son adjoint Oussama Merheb, mais aussi en hommage aux quatre citoyens tombés eux aussi lors de l'attentat. Il s'agit de Raja Moghrabi, Saïd Azar, Alain Sandouk et Élias Farès.

