Les milieux du bloc du Changement et de la Réforme semblent déterminés à faire échec au principe de la rotation des ministères, défendu dès le premier jour par le Premier ministre désigné, Tammam Salam, avec l'appui du président de la République, Michel Sleiman, et du 14 Mars, et finalement accepté par le tandem Amal-Hezbollah.
Dans les milieux aounistes et alliés, on se dit favorable à ce principe, mais pas lorsque la durée de vie du gouvernement n'est pas censée dépasser deux ou trois mois.
Le chef du bloc, le général Michel Aoun, « est le premier à avoir évoqué l'idée de la rotation, en vertu du principe selon lequel il ne devrait pas y avoir de monopole d'une faction confessionnelle ou politique sur des ministères », a indiqué Simon Abiramia, député de Jbeil et membre du bloc, à la LBCI. « Cependant, a-t-il ajouté, il n'est pas logique de parler de rotation dès lors qu'il s'agit d'un gouvernement dont la durée de vie n'est pas censée dépasser quelques mois. »
« Dans ce cas, on ne peut comprendre la rotation que comme l'application d'une volonté de certaines parties de mettre le Courant patriotique libre à l'écart de certains ministères et de nuire à ses acquis à la tête de ces ministères, ce qui est totalement inacceptable pour nous », a-t-il dit.
M. Abiramia est allé plus loin encore en donnant à cette affaire un caractère confessionnel. « Le CPL mène la bataille du vrai partenariat pour les chrétiens au sein de l'État », a-t-il affirmé.
De son côté, le ministre sortant Panos Manjian, représentant du Tachnag (qui fait partie du bloc du Changement et de la Réforme), a souligné que le processus de formation du gouvernement est « loin d'être positif à la base ». Interrogé par la Voix du Liban 93.3, M. Manjian a dit : « Les choses seraient positives lorsque toutes les parties, et notamment les chrétiens, retrouvent leurs droits. »
« Le principe de la rotation est la base sur laquelle s'est fondé le bloc du Changement et de la Réforme, mais cela ne veut pas dire du tout qu'il faille attenter à ses droits ou le prendre pour cible », a-t-il dit, avant d'ajouter : « On veut donner au bloc un ministère en faillite, les Travaux publics et les Transports. Cela s'appelle de la politique vindicative. »
Liban
La rotation pour deux mois est « inacceptable », jugent les milieux aounistes
OLJ / le 25 janvier 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
LA CONSTIPATION CÉRÉBRALE OU LA ROTATION ?
19 h 20, le 26 janvier 2014