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Moyen Orient et Monde - Soudan Du Sud

La crise est loin d’être finie

Les rebelles menés par l'ex-vice président sud-soudanais Riek Machar ont affirmé avoir été attaqués hier matin par l'armée gouvernementale, qui a nié ces accusations.
À l'approche de l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu destiné à stopper plus d'un mois de combats au Soudan du Sud et au lendemain de la signature de la trêve à Addis-Abeba, les deux camps donnaient des informations contradictoires sur la situation sur le terrain, impossible à vérifier de façon indépendante. Et les centaines de milliers de déplacés craignaient toujours de quitter les camps où ils ont trouvé refuge.
Nombreux sont ceux qui craignent que la trêve soit difficile à appliquer. Riek Machar ne contrôle sans doute pas l'ensemble des troupes qui le soutiennent, alliance plus ou moins stable de militaires mutins et de diverses milices ethniques. Nombreux sont aussi ceux qui pensent qu'il faudra bien plus pour panser les plaies du jeune Soudan du Sud : les combats ont donné lieu à des atrocités perpétrées par les deux camps, souvent à caractère ethnique. Les peuples Dinka et Nuer, dont sont respectivement issus MM. Kiir et Machar, se sont affrontés ces dernières semaines et il sera ardu de réconcilier les communautés.
Selon un diplomate occidental, « tout ce qui permet d'arrêter les combats est bienvenu, mais il est évident que la mise en œuvre (de l'accord) est la clé (...). Les deux camps ont été si loin (dans la violence) en quelques semaines (...). Il a été déjà tellement difficile d'amener les délégations à s'asseoir, ne parlons pas de ceux qui combattent sur le terrain ». « Réconcilier les deux camps nécessitera de profonds changements politiques », explique Mahmood Mamdani, professeur à l'Université américaine de Columbia. Jok Madut Jok, directeur de l'Institut de recherche Sudd sur le Soudan du Sud, propose la conclusion d'accords de paix au niveau local, qui « lanceraient un message à nos dirigeants : sont désormais révolus les temps où nous étions englués dans des luttes de pouvoir pour le compte de gens pour lesquels nous ne comptons pas ».
(Source : AFP)

Les rebelles menés par l'ex-vice président sud-soudanais Riek Machar ont affirmé avoir été attaqués hier matin par l'armée gouvernementale, qui a nié ces accusations.À l'approche de l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu destiné à stopper plus d'un mois de combats au Soudan du Sud et au lendemain de la signature de la trêve à Addis-Abeba, les deux camps donnaient des informations contradictoires sur la situation sur le terrain, impossible à vérifier de façon indépendante. Et les centaines de milliers de déplacés craignaient toujours de quitter les camps où ils ont trouvé refuge.Nombreux sont ceux qui craignent que la trêve soit difficile à appliquer. Riek Machar ne contrôle sans doute pas l'ensemble des troupes qui le soutiennent, alliance plus ou moins stable de militaires mutins et de diverses milices...
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