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Moyen Orient et Monde - Turquie

Erdogan propose de geler une partie de sa réforme judiciaire

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a proposé hier de geler certaines des dispositions-clés de son très controversée projet de loi de réforme judiciaire, destiné à renforcer le contrôle politique des magistrats. « Nous allons geler la partie (du texte) sur le Haut Conseil des juges et procureurs de telle façon que nous puissions faire des progrès parce que les élections approchent », a déclaré M. Erdogan. « Si c'est nécessaire, nous pouvons les réintroduire (devant le Parlement), a-t-il toutefois ajouté, il est hors de question de retirer cette loi. » Le chef du principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple, Kemal Kiliçdaroglu, s'est réjoui des déclarations de M. Erdogan, qu'il a qualifiées de « très bonne décision » et « d'avancée démocratique ».
Par ailleurs, un tribunal d'Istanbul a rejeté une requête en révision du procès de plusieurs dizaines d'officiers, avocats et journalistes condamnés en 2012 pour complot contre le gouvernement, a rapporté la presse locale.
En attendant, la lutte à mort qui oppose M. Erdogan à l'organisation religieuse qu'il accuse de vouloir précipiter sa chute a ravivé en Turquie toutes les théories du complot, grand classique de la vie politique locale. Les spéculations vont ainsi bon train. Les enquêtes en cours portent sur des ventes illégales d'or à l'Iran ou des pots-de-vin versés lors de marchés publics. Banal, mais apparemment insuffisant. « Ce scandale cache surtout des manigances sur le marché énergétique entre la Turquie, la Syrie, l'Iran et l'Irak », affirme très sérieusement Yildirim, un informaticien de 31 ans interrogé dans les rues d'Istanbul. « Les théories du complot sont très prisées en Turquie, résume le politologue Cengiz Aktar, de l'université privée Sabanci d'Istanbul. Dans toutes les sociétés opaques, les rumeurs remplacent l'absence d'information. »
Pendant les longues années où l'armée a exercé sa tutelle sur la vie politique du pays, c'est « l'État profond », ce conglomérat occulte d'intérêts nationalistes et antieuropéens, qui a alimenté tous les bruits, fondés ou non, de coups d'État. En juin dernier, le Premier ministre a recouru à la même technique contre la fronde de la rue. Les manifestants qui exigeaient sa démission étaient manipulés par un « lobby des taux d'intérêt » hostile à la marche en avant du pays, avait-il alors clamé, sans convaincre.
Les critiques de M. Erdogan s'amusent volontiers de ce discours conspirationniste, dénoncé comme un écran de fumée grossier. Mais certains s'en inquiètent aussi, craignant un « danger pour la démocratie ».
(Source : AFP)

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a proposé hier de geler certaines des dispositions-clés de son très controversée projet de loi de réforme judiciaire, destiné à renforcer le contrôle politique des magistrats. « Nous allons geler la partie (du texte) sur le Haut Conseil des juges et procureurs de telle façon que nous puissions faire des progrès parce que les élections approchent », a déclaré M. Erdogan. « Si c'est nécessaire, nous pouvons les réintroduire (devant le Parlement), a-t-il toutefois ajouté, il est hors de question de retirer cette loi. » Le chef du principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple, Kemal Kiliçdaroglu, s'est réjoui des déclarations de M. Erdogan, qu'il a qualifiées de « très bonne décision » et « d'avancée démocratique ».Par ailleurs, un tribunal...
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