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Moyen Orient et Monde - Italie

Nouveaux déboires judiciaires pour Berlusconi

Le chef de la gauche italienne Silvio Berlusconi. Alessandro Bianchi/File/Reuters

À peine requinqué par une rencontre très médiatisée avec le chef de la gauche italienne, Silvio Berlusconi a connu de nouveaux déboires judiciaires hier avec l'ouverture d'une enquête à son encontre dans le Rubygate, scandale sexuel dans lequel le magnat des médias s'était vu accusé d'« altération systématique de preuves » et d'« achat de témoins », dont la jeune Marocaine Karima el-Mahroug, dite Ruby. L'enquête a été ouverte contre 45 personnes au total, a indiqué le procureur de Milan, Edmondo Bruti Liberati. Parmi elles, outre Silvio Berlusconi, plusieurs jeunes femmes qui ont participé aux soirées organisées dans la luxueuse villa du Cavaliere à Arcore, près de Milan. Ces femmes s'étaient succédé à la barre pour expliquer qu'elles avaient participé à des soirées élégantes et Ruby a répété ne jamais avoir eu de relation sexuelle avec M. Berlusconi. Selon les juges, au contraire, il « est prouvé » qu'il a eu des rapports sexuels avec Ruby « en échange d'argent ou d'objets de valeur », et la jeune Marocaine, mineure au moment des faits, était « bien insérée » dans un système de prostitution mis en place à Arcore. Les fidèles de Berlusconi ont dénoncé dans la condamnation et ses attendus un « acharnement judiciaire pour l'éliminer de la scène politique ».
Le Cavaliere a été exclu du Sénat le 27 novembre dernier après sa condamnation définitive dans le cadre d'un autre procès, cette fois-ci pour fraude fiscale. Mais son éviction du Parlement ne l'a pas empêché de peser sur la vie politique italienne. Alors qu'une partie de ses ex-fidèles ont choisi de rester dans la majorité, dans le cadre du gouvernement de « large entente » d'Enrico Letta (centre gauche), il a refondé son parti, Forza Italia, et est passé dans l'opposition. Preuve qu'il est incontournable, Silvio Berlusconi – toujours soutenu par six à sept millions d'électeurs – a été invité samedi dernier par le nouveau chef de la gauche Matteo Renzi à parler de la réforme de la loi électorale. Les deux hommes se sont mis d'accord sur un projet, au grand dam de l'aile gauche de son mouvement, le Parti démocrate.
M. Berlusconi est également poursuivi dans une affaire de corruption de parlementaire, accusé d'avoir « acheté » en 2006 un sénateur de gauche pour qu'il passe dans son camp et facilite la chute du gouvernement de Romano Prodi. Première audience le 11 février à Naples.

(Source : AFP)

À peine requinqué par une rencontre très médiatisée avec le chef de la gauche italienne, Silvio Berlusconi a connu de nouveaux déboires judiciaires hier avec l'ouverture d'une enquête à son encontre dans le Rubygate, scandale sexuel dans lequel le magnat des médias s'était vu accusé d'« altération systématique de preuves » et d'« achat de témoins », dont la jeune Marocaine Karima el-Mahroug, dite Ruby. L'enquête a été ouverte contre 45 personnes au total, a indiqué le procureur de Milan, Edmondo Bruti Liberati. Parmi elles, outre Silvio Berlusconi, plusieurs jeunes femmes qui ont participé aux soirées organisées dans la luxueuse villa du Cavaliere à Arcore, près de Milan. Ces femmes s'étaient succédé à la barre pour expliquer qu'elles avaient participé à des soirées élégantes et Ruby a répété ne...
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