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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Crise interne et externe après l’exécution d’un Mexicain au Texas

À Morelos, État du centre du Mexique dont Edgar Tamayo Arias était originaire, les membres de sa famille et ses amis ont formé un cercle, se tenant par les mains, pour prier. Martin Morelos/AFP

Le Mexicain Edgar Tamayo Arias a été exécuté mercredi soir dans la prison de Huntsville au Texas, en violation du droit international et malgré les pressions du gouvernement fédéral américain et le tollé diplomatique. Condamné pour le meurtre d'un policier en 1994 à Houston, Edgar Tamayo avait été privé de ses droits consulaires, en violation de la Convention de Vienne. Cette convention de 1963, ratifiée par 175 pays dont les États-Unis, stipule que tout ressortissant étranger doit pouvoir informer et recevoir l'assistance des représentants de son consulat, après avoir été au préalable avisé de ses droits. Il s'agit du troisième Mexicain exécuté au Texas, en violation du droit international, tandis que la mort d'un quatrième a été programmée pour avril. Le Mexique, qui a aboli la peine capitale, a « déploré » l'exécution, exhortant à « une action concrète pour éviter d'autres sentences en contradiction avec le jugement de la Cour internationale de justice ».
Après le rejet de leurs appels devant la justice inférieure au Texas, les avocates de M. Tamayo, Maurie Levin et Sandra Babcock, avaient saisi la Cour suprême, l'exhortant à suspendre l'exécution pour permettre la révision du dossier, sur la base du retard mental supposé du condamné et de la violation de ses droits consulaires.

« Électrochoc »
Mais la Haute Cour a rejeté ces deux recours, sur recommandation du juge conservateur Antonin Scalia, en charge du Texas à la Cour suprême. « Il y a cinq ans, la Cour suprême des États-Unis avait unanimement reconnu l'importance du réexamen et de la révision des violations de la Convention de Vienne mais en avait laissé la responsabilité au Congrès », a rappelé Mark Warren, chercheur de Human Rights Research spécialiste de la question. « Peut-être que cette exécution fournira l'électrochoc dont le Congrès a tellement besoin », a-t-il ajouté en plaidant pour le vote urgent d'une loi sur la question.
Jusqu'au bout, le gouvernement fédéral, qui s'opposait catégoriquement à cette exécution, avait mis la pression sur le Texas, qui a toutes les prérogatives en matière de justice pénale sur son territoire. Fin 2013, le secrétaire d'État John Kerry avait déjà demandé un sursis pour M. Tamayo auprès du gouverneur de cet État, Rick Perry, insistant sur « l'obligation des États-Unis au regard du droit international », et sur les répercussions inévitables pour tous les Américains emprisonnés à l'étranger.
La porte-parole de M. Perry, Lucy Nashed, avait alors déclaré que « peu importe d'où l'on vient, si l'on commet un crime aussi abject que celui-ci au Texas, alors on relève aussi des lois de cet État... ».

(Source : AFP)

Le Mexicain Edgar Tamayo Arias a été exécuté mercredi soir dans la prison de Huntsville au Texas, en violation du droit international et malgré les pressions du gouvernement fédéral américain et le tollé diplomatique. Condamné pour le meurtre d'un policier en 1994 à Houston, Edgar Tamayo avait été privé de ses droits consulaires, en violation de la Convention de Vienne. Cette convention de 1963, ratifiée par 175 pays dont les États-Unis, stipule que tout ressortissant étranger doit pouvoir informer et recevoir l'assistance des représentants de son consulat, après avoir été au préalable avisé de ses droits. Il s'agit du troisième Mexicain exécuté au Texas, en violation du droit international, tandis que la mort d'un quatrième a été programmée pour avril. Le Mexique, qui a aboli la peine capitale, a...
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