« L'Inde moderne sauvera son âme », dit à L'Orient le leader socialiste de Moukhtara, après trois mois de séjour au pays de Brahma
Les Libanais, qui sont depuis les temps les plus reculés un peuple de commerçants, de voyageurs et d'émigrants, ont parcouru et connu plus d'une région du globe. Mais ils n'ont été attirés que par les pays de civilisation (ou d'influence) méditerranéenne ou occidentale : l'Afrique, l'Europe, l'Amérique, l'Australie. Toute une face de la planète leur est demeurée en quelque sorte fermée : l'Inde et la Chine.
De l'Inde, les Libanais ignorent presque tout. Ils comptent, certes, quelques esprits curieux qui ont pu s'en faire une idée plus ou moins sommaire en recourant à des ouvrages occidentaux ; ils comptent également quelques commerçants qui ont pu s'établir un temps à Calcutta ou à Bombay ; mais aucun d'entre eux n'avait songé à visiter cet immense pays dans le but d'étudier son mode de vie, ses croyances, son génie. M. Kamal Joumblatt est le premier Libanais qui ait eu ce souci.
Une anxieuse interrogation a commandé le voyage de M. Joumblatt aux Indes. Le chef du Parti socialiste progressiste, on le sait, était déjà fortement influencé par la spiritualité hindoue : il considérait Gandhi comme un maître à penser et le modèle des conducteurs de peuples et des réformateurs (...)
Maurice SACRE
Les Libanais, qui sont depuis les temps les plus reculés un peuple de commerçants, de voyageurs et d'émigrants, ont parcouru et connu plus d'une région du globe. Mais ils n'ont été attirés que par les pays de civilisation (ou d'influence) méditerranéenne ou occidentale : l'Afrique, l'Europe, l'Amérique, l'Australie. Toute une face de la planète leur est demeurée en quelque sorte fermée : l'Inde et la Chine.De l'Inde, les Libanais ignorent presque tout. Ils comptent, certes, quelques esprits curieux qui ont pu s'en faire une idée plus ou moins sommaire en recourant à des ouvrages occidentaux ; ils comptent également quelques commerçants qui ont pu s'établir un temps à Calcutta ou à...


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