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Moyen Orient et Monde - Soudan Du Sud

Kiir accuse l’ONU de vouloir créer un « gouvernement parallèle »

Un sommet des pays médiateurs prévu demain à Juba a été annulé hier, alors que les belligérants du conflit au Soudan du Sud étudiaient deux projets d'accord destinés à mettre fin aux combats qui ravagent le jeune pays depuis un mois. Les deux textes prévoient, pour l'un, un engagement des parties à cesser les hostilités, et, pour l'autre, la libération de 11 responsables politiques emprisonnés depuis le début des combats, le 15 décembre à Juba, entre les forces loyales au président Salva Kiir et les partisans de son ancien vice-président Riek Machar, limogé en juillet. La libération des 11 détenus est l'un des points de blocage des pourparlers en cours à Addis-Abeba, sous la médiation de l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement), bloc de sept pays est-africains, les partisans de M. Machar exigeant leur libération avant tout cessez-le-feu.
À la rivalité politique entre MM. Kiir et Machar au sein du régime issu de l'ex-rébellion sudiste, se greffent les antagonismes – également hérités de la guerre civile – entre les peuples Dinka et Nuer, dont sont respectivement issus les deux hommes. Selon l'ONU, de nombreuses atrocités ont été commises par les deux camps contre les populations civiles, dont des tueries à caractère ethnique. M. Kiir a réagi en accusant lundi soir l'ONU de vouloir créer « un gouvernement parallèle » au Soudan du Sud. « Si c'est vraiment la position de Ban Ki-moon, il devrait dire clairement qu'il veut que l'ONU prenne le pouvoir au Soudan du Sud », a-t-il poursuivi.
(Source : AFP)

Un sommet des pays médiateurs prévu demain à Juba a été annulé hier, alors que les belligérants du conflit au Soudan du Sud étudiaient deux projets d'accord destinés à mettre fin aux combats qui ravagent le jeune pays depuis un mois. Les deux textes prévoient, pour l'un, un engagement des parties à cesser les hostilités, et, pour l'autre, la libération de 11 responsables politiques emprisonnés depuis le début des combats, le 15 décembre à Juba, entre les forces loyales au président Salva Kiir et les partisans de son ancien vice-président Riek Machar, limogé en juillet. La libération des 11 détenus est l'un des points de blocage des pourparlers en cours à Addis-Abeba, sous la médiation de l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement), bloc de sept pays est-africains, les partisans de M. Machar...
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