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Moyen Orient et Monde - Centrafrique

L’espoir renaît à Bangui, mais la peur des tueries demeure

À l’aéroport de Bangui, la carcasse d’un avion sert d’abri à une famille de déplacés. Issouf Sanogo/AFP

Au lendemain de son élection, la présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza s'est attelée hier à sa première priorité : pacifier un pays où la peur de nouvelles tueries taraude toujours les centaines de milliers de déplacés. Consciente de la situation de son pays et de la crise humanitaire sans précédent en cours, la présidente, qui doit organiser des élections auxquelles elle ne sera pas candidate d'ici à février 2015 au plus tard, a ainsi annoncé sa volonté d'agir vite. Le nouveau Premier ministre de transition « sera nommé d'ici à deux ou trois jours », a-t-elle déclaré dans un entretien à RFI. « Je cherche des compétences, je veux un gouvernement de technocrates, avec une forte probité morale. Si j'ai un Premier ministre qui répond à ces critères et qui a une religion musulmane, je ne vois pas pourquoi je ne le nommerais pas », a-telle expliqué.
La Cour constitutionnelle provisoire n'a pas encore annoncé la date de sa prestation de serment. Elle aura cependant lieu très vraisemblablement demain, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius ayant indiqué qu'il serait « à ses côtés jeudi lorsqu'elle sera installée ». Que ce soit par la population ou par la classe politique, l'élection de Catherine Samba Panza – la première femme accédant à la tête de l'exécutif dans l'histoire de la Centrafrique – a été bien accueillie, tout comme son appel à déposer les armes lancé aux miliciens chrétiens anti-Balaka et aux combattants musulmans ex-Séléka. Toutefois, l'attentisme dominait hier à Bangui. Chacun attendait des actes, d'abord un désarmement et une neutralisation des hommes en arme et des pillards. C'est le cas au camp de déplacés de l'aéroport de la capitale, où s'entassent depuis des semaines environ 100 000 personnes.
À Bangui encore, toujours placée sous couvre-feu, sillonnée par les soldats français de l'opération Sangaris et africains de la Misca, la nuit a été « particulièrement calme » malgré des actes très isolés de pillages de boutiques par des groupes de jeunes hommes, selon des habitants. En province, aucune violence à grande échelle n'a été signalée hier. Mais lundi encore, l'armée camerounaise a tué trois combattants, deux ex-Séléka et un antibalaka, après un accrochage à la frontière entre les deux pays, selon Yaoundé.
(Source : AFP)

Au lendemain de son élection, la présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza s'est attelée hier à sa première priorité : pacifier un pays où la peur de nouvelles tueries taraude toujours les centaines de milliers de déplacés. Consciente de la situation de son pays et de la crise humanitaire sans précédent en cours, la présidente, qui doit organiser des élections auxquelles elle ne sera pas candidate d'ici à février 2015 au plus tard, a ainsi annoncé sa volonté d'agir vite. Le nouveau Premier ministre de transition « sera nommé d'ici à deux ou trois jours », a-t-elle déclaré dans un entretien à RFI. « Je cherche des compétences, je veux un gouvernement de technocrates, avec une forte probité morale. Si j'ai un Premier ministre qui répond à ces critères et qui a une religion musulmane, je...
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