La sécurité de François Hollande n'a jamais été compromise, a réaffirmé hier son ministre de l'Intérieur Manuel Valls, interrogé sur les rendez-vous du président avec l'actrice Julie Gayet révélés par le magazine Closer.
« Non, je suis extrêmement clair là-dessus, le président est protégé tout le temps, aussi bien dans ses déplacements publics » que dans la sphère privée, par une soixantaine de fonctionnaires de police et de la gendarmerie « de très grande qualité », a-t-il affirmé lors du Grand rendez-vous Europe 1. « La sécurité du président de la République n'a pas été mise en danger », a-t-il insisté, affirmant n'avoir pas été mis au courant de cette affaire. Si le ministre de l'Intérieur était mis au courant de l'agenda privé du président, du Premier ministre et de toutes les personnalités protégées par ses services, « nous ne serions plus en démocratie », a affirmé M. Valls. Appelant à la « décence » et à la « pudeur » dans cette affaire, il a estimé qu'il fallait accorder un « respect sacré » à la vie privée.
Ces déclarations interviennent alors que la veille, la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, a quitté l'hôpital parisien où elle avait été admise le 10 janvier après la révélation d'une liaison du chef de l'État français avec Julie Gayet. Elle s'est directement rendue au Pavillon de la Lanterne, résidence présidentielle proche du château de Versailles, près de Paris, où elle doit « se reposer quelques jours », a précisé le cabinet de la Première dame. « Merci du fond du cœur à tous ceux qui ont envoyé des messages de soutien et de rétablissement via Twitter, SMS ou courriels. Très touchée », a écrit sur son compte Twitter Mme Trierweiler.
Au même moment, le président Hollande se trouvait en déplacement dans son fief de Corrèze, dans le sud-ouest de la France, respectant strictement son agenda politique comme il l'a fait toute la semaine, à l'exception d'une visite jeudi soir à sa compagne. Selon un sondage BVA pour i-Télé publié ce week-end, la majorité des Français (62 %) estiment qu'il s'agit « d'une affaire privée qui ne concerne que François Hollande », et les trois quarts d'entre eux donnent raison à leur président qui a refusé mardi de répondre aux questions sur sa vie privée.
(Source : AFP)

