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Diaspora

La Libano-Brésilienne Malak (Ange) Zahwe, nouvelle victime de la guerre au Liban

20/01/2014

Née en 1997 dans la ville de Foz de Iguaçu au Brésil, la jeune Malak Zahwe arrive avec sa famille au Liban en 2010. Le triste hasard en a fait l'une des victimes tuées dans l'attentat à la voiture piégée du 2 janvier dernier à Beyrouth.
L'« ange » Malak avait 17 ans et était connue pour sa joie de vivre. Elle venait de souhaiter une bonne année 2014 à ses proches à travers son site Facebook en ces mots, en arabe : « Mon premier souhait pour ce nouvel an, "mon Dieu garde pour moi ma famille et mes amis, et éloigne d'eux tout désespoir qui me fasse pleurer". »
Ali Zahwe, père de Malak, est originaire de Majdel Selm, au Liban-Sud. Il avait émigré pour le Brésil dans les années 1980, fuyant la guerre qui faisait rage au Liban, et s'était installé dans la ville de Foz de Iguaçu, où la présence libanaise, auprès d'autres communautés arabes, se faisait de plus en plus influente, depuis les années 1940. Ali travailla dans le commerce et se maria avec la Libanaise Roula Saleh, dont il eut quatre enfants : Malak, Hussein, Hanane et Marwa, tous nés à Foz de Iguaçu. Ils ont grandi et étudié à l'École libanaise brésilienne, une institution d'enseignement brésilien où les cours de langue arabe sont obligatoires.
En 2010, Ali décide de retourner au Liban avec toute sa famille, alors que Malak, l'aînée, n'avait que 13 ans. Il entreprend un travail de commerce en gros et ses enfants poursuivent leurs études à Beyrouth, tout en gardant le contact avec les parents et amis au Brésil. C'est ainsi que Malak se trouvait dans un magasin de Haret Hreik au moment de l'attentat du 2 janvier 2014, en train de faire des achats en compagnie de la 2e femme de son père, Iman Hijazi, elle aussi décédée. Un autre jeune de 17 ans, Ali Hassan Khadra, a été emporté par l'explosion.
La famille de Malak, aussi bien au Brésil qu'au Liban, a reçu de nombreux messages de soutien de la part du maire de Foz de Iguaçu, Reni Pereira, de son ex-professeur à l'École libanaise brésilienne, du ministère brésilien des Affaires étrangères, et de la communauté « brasilibanesa » au Liban, qui a souhaité que le Liban réserve un meilleur avenir à ses jeunes.

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