Le président iranien Hassan Rohani a fustigé hier un « groupe » politique iranien opposé à la levée des sanctions, ont indiqué les médias, après un accord historique sur le programme nucléaire de Téhéran critiqué par les conservateurs. « Ce groupe, pour ses intérêts particuliers et collectifs, est contre la normalisation des relations avec le monde. Nous devrions penser au peuple et sacrifier (nos intérêts) à ceux de la nation », a affirmé le président modéré lors d'un discours dans la province du Khouzestan, sans donner plus de précision.
L'accord conclu en novembre à Genève avec le groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), qui doit entrer en application lundi, limite pendant six mois les activités nucléaires sensibles de l'Iran en échange d'une levée partielle des sanctions occidentales, notamment sur le transport et l'assurance des exportations iraniennes de pétrole brut et l'importation de produits pétrochimiques iraniens, qui étouffent l'économie iranienne. Les contrats éventuellement conclus par des opérateurs européens « devront être exécutés durant cette période » et « il n'y aura pas de période de grâce », sauf si, entre-temps, l'Iran et la communauté internationale réussissaient à s'entendre pour proroger ou étendre leur accord intermédiaire, ont souligné des sources européennes. « Il est dans l'intérêt de tous que cet accord entre en vigueur lundi (...) et ce d'autant plus qu'il ne s'agit que d'une première étape » en vue d'un accord global, ont souligné ces sources, jugeant improbable que l'Iran se défausse au dernier moment. Selon ces sources, l'UE fait une estimation « assez conservatrice » des gains économiques que l'Iran peut escompter de cette percée dans la crise qui l'oppose depuis une décennie à la communauté internationale, qui l'accuse en dépit de ses dénégations de chercher à fabriquer une bombe atomique. Des chiffres du simple au double, de 20 à 40 milliards, circulent actuellement sur les places mondiales.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Nucléaire
Rohani fustige un « groupe » opposé à la levée des sanctions
L'UE prête à reprendre dès le 20 janvier les affaires avec l'Iran.
OLJ / le 17 janvier 2014 à 00h00

