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Moyen Orient et Monde - Le Point

Horizon 2017

– Vous l'avez entendu : il a avoué !
– Quoi, son aventure avec Julie Gayet ?
– Mais non ! Qu'il est social-démocrate...


Plutôt que d'accepter l'étalage des suites du vaudeville élyséen, François Hollande a choisi de frapper un grand coup, dos tourné aux promesses de la campagne électorale et des dix-huit mois passés. Désormais la cause est clairement définie : peut-être que le véritable adversaire demeure la finance (discours du Bourget, le 22 janvier 2012) mais pas les entreprises, avec lesquelles un pacte de responsabilité va être conclu dans le même temps qu'est annoncée une réduction des dépenses publiques.


La tactique s'avérera-t-elle payante ? Dans l'immédiat, ils sont nombreux à avoir accepté de jouer le jeu, les socialistes (un peu désemparés tout de même, on les comprend) aussi bien que l'UMP, qui applaudit mais exige des clarifications et dit vouloir juger sur pièce. Que Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et les Verts ronchonnent, il n'y a là rien d'anormal. Aux grognards qui, dans les rangs mêmes de la majorité, éprouvent quelque mal à ravaler leur rancœur, on répondra que leur maître à tous, le sinueux François Mitterrand, n'avait guère fait mieux lorsqu'il avait choisi de tourner le dos à la stricte orthodoxie socialiste. L'Élysée vaut bien tous les renoncements et d'ailleurs, disait le maître Jacques Chirac, les promesses, n'engagent que ceux qui les reçoivent. Surtout celles d'exemplarité et de transparence.


Il faut croire que le second président socialiste de la Ve République a fait sien le choix de Foch au moment de la bataille de la Marne (septembre 1914) : « Mon centre cède, impossible de me mouvoir, ma droite recule, situation excellente, j'attaque. » Les six cents journalistes l'attendaient sur les révélations de l'hebdomadaire Closer – du réchauffé, disons-le tout de suite. Le chef de l'État les a pris de court en développant les principaux points de son (combien) nouveau programme de relance économique. Un brin longuet, son exposé, et nimbé d'un épais nuage qui lui confère un flou inquiétant, mais au moins la presse avait-elle là quelque chose à se mettre sous la dent qui n'était pas une bluette propre à faire pleurer Margot.


Reconnaître qu'on a péché par excès d'optimisme, que la situation est grave mais pas désespérée, que « le principal problème de la France, c'est la production et que celle-ci passe par ces sociétés dont le taux de marge est actuellement au plus bas, enfin que les dépenses publiques sont trop élevées, tout cela est fort bien. Reste à nous dire à quelles recettes l'État va recourir pour réaliser d'ici à 2017 ces cinquante milliards d'euros d'économie dont, par ailleurs, on parle depuis des mois. À une différence de taille : cette fois, le package deal passera par la création de comités et la concertation avec les syndicats, d'où la perspective de délais susceptibles de traîner indéfiniment ».


C'est quand il est acculé que François Hollande, comme d'ailleurs nombre d'hommes politiques, se défend le mieux... en bottant en touche. Après une année 2013 qui a viré à la catastrophe permanente et à la veille l'élections municipales qui semblent devoir prendre les allures d'une véritable Berezina politique, au plus bas dans les sondages, le président prend le risque de s'engager sur un terrain miné, celui du dialogue social. Bien vu cependant ! Ce faisant, il a désorienté l'adversaire, renoué avec les Français et noyé le poisson sous un déluge d'engagements dont il appartient au Conseil des ministres de définir les délais d'exécution et les modalités d'application. Dans tout cela, Henri Guaino, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, voit « un bricolage permanent », sans boîte à outils cette fois, ce qui constituerait une véritable exploit.


Ayant levé toute équivoque concernant son plan pour gagner la bataille contre le chômage, en d'autres termes pour relancer son quinquennat, le successeur de Nicolas Sarko a délibérément opté pour l'esquive s'agissant de l'autre tournant : « Les affaires privées, a-t-il lancé sèchement à l'adresse d'un journaliste, se traitent en privé. » Le sort de Valérie Trierweiler sera donc tranché à la veille du voyage à Washington. Entre-temps, les journalistes sont tenus de vaquer à leurs occupations, le reste des Français à leur mission de sauveurs de l'économie, les politiques à cesser de confondre affaires de cœur et affaires d'État. Pour quelque temps encore, ce sera le silence radio et circulez, y'a rien à voir. La principale intéressée continue de soigner à l'hôpital son coup de blues, l'intéressé à retrouver la courbe du plein-emploi, l'autre intéressée à trouver un emploi maintenant qu'Aurélie Filippetti a décidé de ne pas l'inclure dans la liste des membres du jury de la Villa Médicis. Eh oui ! L'emploi de first lady bis ne comporte pas que des avantages.

– Vous l'avez entendu : il a avoué !– Quoi, son aventure avec Julie Gayet ?– Mais non ! Qu'il est social-démocrate...
Plutôt que d'accepter l'étalage des suites du vaudeville élyséen, François Hollande a choisi de frapper un grand coup, dos tourné aux promesses de la campagne électorale et des dix-huit mois passés. Désormais la cause est clairement définie : peut-être que le véritable adversaire demeure la finance (discours du Bourget, le 22 janvier 2012) mais pas les entreprises, avec lesquelles un pacte de responsabilité va être conclu dans le même temps qu'est annoncée une réduction des dépenses publiques.
La tactique s'avérera-t-elle payante ? Dans l'immédiat, ils sont nombreux à avoir accepté de jouer le jeu, les socialistes (un peu désemparés tout de même, on les comprend) aussi bien que l'UMP,...
commentaires (1)

La first lady c'est comme la fonction de président, on prend tous les coups , mais on a toujours envi de l'être . Qu'on soit la femme officiel , le 2eme bureau ou la femme de l'ombre on a envi de toucher au pouvoir , au décideur du feu nucléaire comme l'avait dit un jour Carla Bruni . Et tant pis que le locataire de l'Elysée soit une andouille , moche ou ridicule , le pouvoir est un feu fascinant qui vous prend comme le serpent devant la flute . Pour la politique à appliquer , on insistera pas , hollandouille a exécuter, encore une fois ,l'ordre que lui ont donné les lobbyistes, ça c'est facile à comprendre .

FRIK-A-FRAK

17 h 08, le 16 janvier 2014

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Commentaires (1)

  • La first lady c'est comme la fonction de président, on prend tous les coups , mais on a toujours envi de l'être . Qu'on soit la femme officiel , le 2eme bureau ou la femme de l'ombre on a envi de toucher au pouvoir , au décideur du feu nucléaire comme l'avait dit un jour Carla Bruni . Et tant pis que le locataire de l'Elysée soit une andouille , moche ou ridicule , le pouvoir est un feu fascinant qui vous prend comme le serpent devant la flute . Pour la politique à appliquer , on insistera pas , hollandouille a exécuter, encore une fois ,l'ordre que lui ont donné les lobbyistes, ça c'est facile à comprendre .

    FRIK-A-FRAK

    17 h 08, le 16 janvier 2014

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