C'est sur plusieurs fronts que le Liban est en train de s'activer pour tenter autant que faire se peut d'atténuer l'impact de la crise syrienne sur lui. Celle-ci ne se limite pas au dossier des centaines de milliers de réfugiés syriens.
Les villages frontaliers continuent d'être la cible de roquettes tirées du côté syrien de la frontière et servent toujours de voie de passage à des produits de contrebande, quand ce n'est pas à des éléments armés ou à des blessés.
Hier en début d'après-midi, quatre obus sont tombés dans le périmètre de Ersal, dans une région appelée Kherbet Daoud, qui sert de pâturage au bétail des villages alentour. Entre-temps au Akkar, les villages de Debbiyé et de Nouré ont été la cible de tirs d'armes automatiques à partir du territoire syrien.
À Baalbeck, l'armée a saisi trois camions-citernes qui transportaient du mazout en contrebande de la Syrie au Liban, en empruntant une voie de passage illégale. Un des véhicules était immatriculé en Syrie, mais les trois chauffeurs sont originaires de Ersal. Ils ont été emmenés au poste de gendarmerie de Ras-Baalbeck.
Loin des considérations de sécurité en rapport avec le dossier syrien, le Liban est également engagé dans une action diplomatique, similaire à celle qu'il avait suivie dans l'affaire des pèlerins kidnappés en Syrie.
Des officiers de la Sûreté générale ont ainsi rencontré récemment des représentants des ravisseurs des religieuses du couvent Mar Takla à Maaloula, en présence d'une délégation qatarie, Doha étant également engagée dans cette médiation. C'est ce qu'a affirmé hier le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, dans une interview à notre confrère an-Nahar. « Les négociations sont sur la bonne voie », a-t-il ajouté.
Liban
Incidents à répétition à la frontière syrienne dans la région de Ersal
OLJ / le 15 janvier 2014 à 00h00


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