Les jihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant sont passés à l’offensive dans plusieurs provinces du nord de la Syrie. L’explosion d’une voiture piégée a tué au moins 18 personnes hier dans un village tenu par le régime dans la province de Hama, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Photo/SANA/HO/AFP
À quelques jours de la très attendue et maintes fois reportée conférence de paix pour la Syrie dite Genève 2, l'Iran, soucieux de se faire reconnaître par la communauté internationale comme un acteur essentiel au Proche-Orient, serait disposé à des compromis, comme un départ de Bachar el-Assad du pouvoir. « Je ne pense pas que le maintien d'Assad soit pour les Iraniens une exigence non négociable. Ils seraient prêts à une solution de rechange, à condition que ce changement soit crédible et n'entraîne pas le chaos », dit un diplomate qui a récemment rencontré de hauts responsables iraniens.
Il y a un an, les chancelleries occidentales pensaient que les jours du régime d'Assad étaient comptés. Au cours de l'année 2013, pourtant, le gouvernement syrien a marqué des points, sur le plan militaire comme sur le plan diplomatique, avec l'aide de l'Iran et de la Russie. Par ailleurs, l'influence croissante des groupes jihadistes sunnites parmi les rebelles syriens inquiète les Occidentaux. Si les Iraniens sont vraiment prêts à des compromis sur la Syrie, les grandes puissances, craignant un embrasement général dans la région, pourraient prêter une oreille attentive à leurs propositions. Mais même au cas où ils accepteraient le départ d'Assad, les Iraniens ne toléreront jamais à Damas un gouvernement qui leur serait hostile. « Pour l'Iran, il serait possible de se passer de la personne d'Assad », estime Karim Sadjadpour, analyste iranien à la Fondation Carnegie pour la paix internationale. « Mais Téhéran doit aussi préserver ses intérêts stratégiques en Syrie et au Proche-Orient. »
L'élection en juin à la présidence iranienne de Hassan Rohani, considéré comme un modéré, a déjà fait bouger les lignes, comme l'illustre l'accord conclu en novembre à Genève sur le nucléaire iranien (lire par ailleurs). Le président russe, Vladimir Poutine, a d'ailleurs abordé la crise syrienne ainsi que les préparatifs de la conférence de Genève 2 lors d'une conversation téléphonique hier avec son homologue iranien, a indiqué le Kremlin. Seon l'agence ISNA, M. Rohani a déclaré que la conférence de paix serait un échec si l'Iran n'y participait pas : « Une réunion transrégionale à laquelle des acteurs influents ne participent pas ne sera pas à même de résoudre la crise syrienne. »
Sous pression
Et à moins de deux semaines du 22 janvier, la Coalition de l'opposition syrienne (COS) subit de fortes pressions internationales visant à la pousser à participer à la conférence de paix, mais selon plusieurs de ses membres la question provoque une réelle crise interne. « Il y a des signaux clairs indiquant que la COS doit aller à Genève », a déclaré hier Samir Nashar, un opposant de longue date et membre de la Coalition, à propos de cette conférence de paix. « Mais sur le terrain, la légitimité de la COS est ébranlée. L'ensemble du mouvement révolutionnaire en Syrie est contre Genève », a-t-il ajouté. Lors de la dernière réunion, les divisions se sont révélées si profondes que cinq membres ont démissionné et 40 autres se sont « retirés », a expliqué M. Nashar. « Et si la Coalition décide d'aller à la conférence, il y aura encore plus de départs. » Dans ce contexte, la Coalition a repoussé sa décision au 17 janvier, cinq jours avant la conférence, qui doit s'ouvrir à Montreux, en Suisse.
Cette pression devrait se faire particulièrement sentir lors de la réunion prévue dimanche à Paris entre la COS et les ministres des Affaires étrangères des Amis de la Syrie, un groupe de 11 pays soutenant la rébellion contre le président Assad.
Luttes intestines
En attendant, sur le terrain, les jihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), chassés par leurs anciens alliés islamistes de la ville d'Alep, sont passés à l'offensive dans plusieurs provinces du nord de la Syrie. Si les combats avec l'armée ont baissé d'intensité en raison des luttes intestines des rebelles, les attentats se poursuivent. L'explosion d'une voiture piégée a tué au moins 18 personnes hier dans un village tenu par le régime dans la province de Hama, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Exaspérée par les abus commis par l'EIIL et par sa volonté de dominer la rébellion, une coalition regroupant en grande majorité des islamistes a déclaré la guerre il y a une semaine au groupe jihadiste.
Dans une contre-attaque, l'EIIL a fait exploser plusieurs voitures piégées mercredi soir contre des postes de contrôle rebelles. D'autres attaques se sont produites dans la même province et une dans celle de Deir ez-Zor, plus à l'est, tandis que des combats ont fait rage dans les provinces de Raqa, Idleb et d'Alep, dont la plus grande partie échappe au contrôle du régime. « Les habitants de ces régions craignent que l'EIIL prépare de nombreuses attaques suicide en représailles », a expliqué Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH, qui s'appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales sur le terrain.
En outre, au moins 45 rebelles ont été tués en tentant de briser le siège imposé par les forces du régime à des quartiers de Homs, dans le centre de la Syrie, a rapporté hier l'Observatoire.
Sur le plan humanitaire, l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) a fait état hier de « l'extrême souffrance » endurée par les habitants du camp palestinien de Yarmouk à Damas, assiégé depuis que les rebelles en ont pris le contrôle il y a plus d'un an. L'Unrwa a appelé les autorités à laisser passer l'aide humanitaire, mais selon la télévision officielle, un convoi d'aide a été bloqué « par les gangs terroristes », terme utilisé par Damas pour désigner les rebelles.
Enfin, concernant le démantèlement de l'arsenal chimique syrien, l'Allemagne a décidé de détruire sur son territoire des résidus d'armes chimiques, ont annoncé hier les ministères allemands des Affaires étrangères et de la Défense, dans un communiqué commun.
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Dans tous les cas de figure, ce bääSSdiot aSSadiot finira en Torchon avec lequel les Sains Syriens essuieront le Sol Syrien Saint avec ; et aSSmâh des Louboutins de même.
15 h 09, le 10 janvier 2014