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Moyen Orient et Monde - Égypte

Le procès de Morsi ajourné sur fond de répression des islamistes

Le procès pour incitation au meurtre de manifestants du président égyptien islamiste Mohammad Morsi, destitué par l'armée, qui devait reprendre hier au Caire, a été ajourné au 1er février, l'accusé n'ayant pu être amené en raison des « conditions météorologiques », a déclaré le juge Ahmad Sabry Youssef.
M. Morsi doit également comparaître devant des tribunaux dans deux autres affaires, la première pour « espionnage » au profit d'organisations étrangères en vue de commettre des « actes terroristes », la seconde pour son évasion de prison début 2011, dont le procès doit s'ouvrir le 28 janvier.
Arrêté par les militaires le jour de sa destitution le 3 juillet, M. Morsi est détenu dans une prison d'Alexandrie, dans le nord. Il devait être héliporté au Caire selon la police. Il encourt la peine de mort comme ses 14 coaccusés, des anciens hauts responsables de son gouvernement, des proches collaborateurs et des leaders des Frères musulmans, l'influente confrérie islamiste dont il est issu. Depuis une pièce adjacente dont la porte avait été ouverte, l'un d'eux, Essam al-Erian, dirigeant des Frères musulmans, a crié à l'adresse de la cour et des journalistes : « C'est un procès politique. » Son avocat, Bahaa el-Din Abdel Rahman a ensuite indiqué que son client et les autres coaccusés présents étaient « en grève de la faim » et qu'ils « rejetaient ce procès ».

Les « terroristes »
Depuis le 14 août, quand policiers et militaires ont tué au Caire plus de 700 manifestants islamistes qui réclamaient son retour au pouvoir, les manifestations de ses partisans sont réprimées implacablement et souvent dans le sang. Hier encore, 17 manifestants ont été arrêtés devant l'académie de police où M. Morsi devait être jugé, selon le ministère de l'Intérieur. Cette répression a lourdement démobilisé la confrérie, qui a tout de même lancé un nouvel appel à manifester par « millions » hier.
Par ailleurs, les Frères musulmans, qui ont remporté toutes les élections depuis la révolte de 2011, ont été récemment déclarés « organisation terroriste » par le pouvoir intérimaire qui les accuse d'aider les auteurs des attentats désormais quasi quotidiens contre les forces de l'ordre, en dépit de leur revendication par des groupes jihadistes sans lien connu avec la confrérie. En les déclarant « terroristes », le gouvernement a de fait placé les centaines de milliers de membres de la confrérie sous le coup d'articles du code pénal encadrant la lutte contre le terrorisme qui prévoient la peine de mort pour ses dirigeants et cinq années de prison pour toute personne participant à leurs manifestations.

(Source : AFP)

Le procès pour incitation au meurtre de manifestants du président égyptien islamiste Mohammad Morsi, destitué par l'armée, qui devait reprendre hier au Caire, a été ajourné au 1er février, l'accusé n'ayant pu être amené en raison des « conditions météorologiques », a déclaré le juge Ahmad Sabry Youssef.M. Morsi doit également comparaître devant des tribunaux dans deux autres affaires, la première pour « espionnage » au profit d'organisations étrangères en vue de commettre des « actes terroristes », la seconde pour son évasion de prison début 2011, dont le procès doit s'ouvrir le 28 janvier.Arrêté par les militaires le jour de sa destitution le 3 juillet, M. Morsi est détenu dans une prison d'Alexandrie, dans le nord. Il devait être héliporté au Caire selon la police. Il encourt la peine de mort...
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