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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Athènes prend les manettes de l’UE

Pour la Grèce, l'enjeu est de redevenir un pays « comme les autres » à quelques mois des élections européennes.

La Grèce a inauguré hier officiellement sa présidence semestrielle de l'Union européenne en présence des dirigeants européens, étant appelée à poursuivre ses efforts pour sortir de la crise à quelques mois d'élections européennes. La Grèce a fait « des efforts remarquables (...), il y a certains nuages à l'horizon, mais ce n'est pas le moment de ralentir le rythme des réformes », a estimé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. « La présidence grecque est une opportunité pour montrer que l'avenir ne sera pas défini par la crise, mais par les leçons tirées de la crise », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse aux côtés du Premier ministre grec, Antonis Samaras.
M. Barroso et l'ensemble des commissaires européens ont fait le déplacement et rencontré le gouvernement en place, comme ils le font pour chaque présidence de l'UE. Ils ont été rejoints par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Cette visite dans le pays qui a été l'épicentre de la crise de la dette et qui a dû consentir de lourds sacrifices prend une dimension particulière. Elle a été l'occasion de rappeler que les prédictions les plus sombres, comme la sortie de la Grèce de la zone euro (le fameux « Grexit » ), ne se sont pas réalisées et que les sacrifices n'ont pas été vains. « Ayant fait des sacrifices énormes, la Grèce laisse derrière elle la crise, elle tient désormais sur ses deux pieds », a souligné M. Samaras.
Pour la Grèce, la présidence de l'UE doit lui permettre de redevenir un pays « comme les autres ». M. Samaras a promis que 2014 marquerait la fin des plans d'assistance financière UE-FMI à son pays. Cette année doit aussi être celle où la Grèce tourne le dos à six années de récession et revient sur les marchés de la dette à moyen et long terme. Si le pire de la crise est bien passé, l'horizon reste encore sombre pour le pays sous tutelle de ses créanciers et confronté à un chômage massif. Dans les mois qui viennent, Athènes fera face à un trou de financement d'environ 11 milliards d'euros. « Dans l'idéal », le pays souhaiterait se passer d'un troisième plan d'aide, a indiqué son ministre des Finances, Yannis Stournaras, excluant dans tous les cas de nouvelles mesures d'austérité. Le pays espère obtenir une réduction de sa dette comme s'y étaient engagés ses créanciers fin 2012 s'il enregistrait un excédent primaire budgétaire. Cela devrait être confirmé au printemps. Reste à convaincre les bailleurs de fonds du pays. Des discussions sur ce sujet sont attendues à partir du mois d'avril et promettent d'être houleuses.
Mais la présidence grecque de l'UE se veut aussi positive et souhaite promouvoir, sur le plan économique, la coordination des politiques à dimension sociale et le financement des petites et moyennes entreprises. Athènes veut également profiter de sa présidence semestrielle pour compléter le chantier de l'union bancaire, poursuivre le renforcement de la zone euro et avancer sur les questions d'immigration et de politique maritime.
(Source : AFP)

La Grèce a inauguré hier officiellement sa présidence semestrielle de l'Union européenne en présence des dirigeants européens, étant appelée à poursuivre ses efforts pour sortir de la crise à quelques mois d'élections européennes. La Grèce a fait « des efforts remarquables (...), il y a certains nuages à l'horizon, mais ce n'est pas le moment de ralentir le rythme des réformes », a estimé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. « La présidence grecque est une opportunité pour montrer que l'avenir ne sera pas défini par la crise, mais par les leçons tirées de la crise », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse aux côtés du Premier ministre grec, Antonis Samaras.M. Barroso et l'ensemble des commissaires européens ont fait le déplacement et rencontré le gouvernement en...
commentaires (3)

LES CAPITAINES DU DÉSASTRE AU TIMON !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

11 h 38, le 10 janvier 2014

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Commentaires (3)

  • LES CAPITAINES DU DÉSASTRE AU TIMON !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 38, le 10 janvier 2014

  • "Athènes aux manettes" ? Allâh yésstorre !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 23, le 09 janvier 2014

  • La Grèce est un pays au peuple fier et bosseur qui ne veut plus croire au mirage eurodécadent , il a assez donné , et laisse ça aux peuples crédules d'Europe centrale .

    FRIK-A-FRAK

    13 h 10, le 09 janvier 2014

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