Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Conflit

La perspective d’une trêve est encore loin au Soudan du Sud

Les combats font toujours rage, aggravant encore plus la crise humanitaire.

Des Sud-Soudanais ont manifesté hier à Juba pour exiger du président Salva Kiir et de l’ex-vice-président Riek Machar, devenu chef des rebelles, de faire immédiatement cesser les combats et de régler leurs différends par la voie du dialogue. Charles Lomodong/AFP

Les combats faisaient toujours rage hier au Soudan du Sud, aggravant encore la crise humanitaire, alors que dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, les pourparlers en vue d'un cessez-le-feu entre le gouvernement et les rebelles piétinent.
Sur le terrain, forces rebelles et progouvernementales ont toutes deux confirmé des affrontements dans la ville stratégique de Bor, capitale de l'État du Jonglei. Actuellement tenue pas les rebelles, la ville a changé trois fois de mains depuis le début des hostilités le mois dernier. Depuis la localité de Minkamen, un journaliste a constaté la présence de nombreux civils fuyant les combats. Au loin, résonnaient des tirs d'artillerie lourde. « Les gens fuient les combats autour de Bor et ne cessent d'arriver tous les jours par bateau, nous faisons ce que nous pouvons pour les aider », a déclaré John Marach, un coordinateur humanitaire pour les autorités locales. D'autres affrontements ont été signalés dans l'État pétrolier du Haut-Nil, où les rebelles affirment bénéficier de nouvelles défections au sein de l'armée, et dans un autre État pétrolier, celui d'Unité.
Le Soudan du Sud, indépendant du Soudan depuis juillet 2011, est ravagé par les combats depuis le 15 décembre dernier. Les affrontements ont d'abord opposé des unités de l'armée loyales au président sud-soudanais Salva Kiir et d'autres fidèles à l'ex-vice-président Riek Machar, limogé en juillet. Puis les combats ont dégénéré, la rébellion menée par M. Machar fédérant désormais une alliance hétéroclite de commandants de l'armée mutins et de milices ethniques.
Aux pourparlers d'Addis-Abeba, un porte-parole des rebelles a insisté sur le fait qu'ils ne signeraient aucun cessez-le-feu tant que le gouvernement de Juba n'aurait pas libéré leurs alliés détenus depuis le début des combats. La question de la libération de ces détenus, 11 au total, est au cœur des pourparlers qui se sont ouverts lundi dans la capitale éthiopienne. L'organisation gouvernementale est-africaine IGAD, qui chapeaute les négociations, fait elle aussi pression pour la libération des 11 détenus. Mais Juba a jusqu'ici refusé, estimant qu'ils devaient être normalement jugés. Depuis Juba, un porte-parole présidentiel, Ateny Wek Ateny, a réitéré la position du gouvernement : « Le président (...) ne peut pas intervenir pour libérer des gens soupçonnés de crimes. Le président peut seulement intervenir quand ces personnes ont été jugées. »
Le bilan exact du conflit qui sévit depuis plus de trois semaines reste difficile à évaluer. Des massacres, viols, meurtres à caractère ethnique ont été reportés dans les deux camps, sur lesquels l'ONU promet d'enquêter.
(Source : AFP)

Les combats faisaient toujours rage hier au Soudan du Sud, aggravant encore la crise humanitaire, alors que dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, les pourparlers en vue d'un cessez-le-feu entre le gouvernement et les rebelles piétinent.Sur le terrain, forces rebelles et progouvernementales ont toutes deux confirmé des affrontements dans la ville stratégique de Bor, capitale de l'État du Jonglei. Actuellement tenue pas les rebelles, la ville a changé trois fois de mains depuis le début des hostilités le mois dernier. Depuis la localité de Minkamen, un journaliste a constaté la présence de nombreux civils fuyant les combats. Au loin, résonnaient des tirs d'artillerie lourde. « Les gens fuient les combats autour de Bor et ne cessent d'arriver tous les jours par bateau, nous faisons ce que nous pouvons pour les aider », a...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut