Émile Lahoud recevant l’ambassadeur syrien. Photo ANI
L'ancien président de la République, Émile Lahoud, a reçu hier l'ambassadeur de Syrie au Liban Ali Abdel Karim Ali, avec lequel il a discuté des derniers développements régionaux, notamment en Syrie. S'exprimant au terme de la réunion, le diplomate syrien a mis l'accent sur « les tentatives de falsification des faits du conflit en Syrie », signalant que les choses se font plus claires. « Après leurs tentatives de changer la face du conflit en Syrie et de frapper la Résistance dans la région, les États-Unis et l'Occident sont devenus plus soucieux, avec la Russie, du respect de la souveraineté et de la légitimité internationale, pour lutter contre le terrorisme », a-t-il expliqué. M. Ali a estimé que la conférence Genève 2 se tiendra, espérant qu'elle portera ses fruits et qu'elle contribuera à rétablir la sécurité dans le monde, à travers une situation stable en Syrie. « L'Égypte, la Turquie, l'Arabie saoudite, le Qatar, les États-Unis, la France et tout l'Occident ont réalisé que le danger menace leurs propres nations », a-t-il poursuivi.
Sur un autre plan, le UNHCR a publié hier son rapport hebdomadaire sur la situation des réfugiés syriens au Liban, notant que plus de 7 300 personnes se sont enregistrées auprès de l'organisme onusien durant la semaine dernière, élevant le nombre de réfugiés qui sont aidés par le UNHCR à 860 000. Selon le rapport, durant cette semaine, plus de 2 700 réfugiés dans la Békaa ont reçu des aides financières et plus de 9 500 réfugiés ont reçu des subventions relatives à l'habitat.
Hier, par ailleurs, des forces palestiniennes et des jeunes au sein du camp de Aïn el-Héloué ont assuré des logements à des dizaines de familles palestiniennes déplacées de Syrie et dont les tentes ont été ravagées par les dernières intempéries. Près de 75 familles ont ainsi été logées dans des appartements de location, alors qu'un bâtiment pour loger le reste des familles est en cours de construction, réalisé par l'association Bader, en collaboration avec l'association Part et l'Unrwa. Notons que plus de 3 200 familles se sont déplacées de Syrie jusqu'aux camps de Aïn el-Héloué et de Miyé-Miyé depuis le début de la crise. Près de 375 d'entres elles sont de nationalité syrienne.


Il ne devra pas aussi être mené devant le Tribunal Spécial pour le Liban, ne fut-ce qu'en tant que "témoin" ?!
02 h 37, le 08 janvier 2014