Le député Antoine Zahra, qui s'est rendu samedi à l'emplacement de la bibliothèque al-Sa'eh à Tripoli pour participer au sit-in des militants civils, a dû se retirer devant le mécontentement affiché par quelques protestataires, emmenés par l'un des organisateurs, blâmant « les politiciens pour tout ce que nous subissons ». Il a été suivi par son collègue Kataëb Samer Saadé, Khodr Habib et Khaldoun Charif, conseiller de Nagib Mikati.
Dans un communiqué, le député des Forces libanaises a expliqué hier les circonstances de son retrait forcé du sit-in, auquel il aurait choisi de prendre part « par devoir, surtout que l'invitation publique a été lancée par des militants de la société civile ». D'ailleurs, « le député a été reçu chaleureusement par la plupart des citoyens et intellectuels réunis, jusqu'à ce qu'une journaliste, connue pour son manque de déontologie et plus proche des renseignements qu'elle ne l'est du journalisme, s'est activée à faire taire les participants à l'approche de la transmission en direct ». « Elle s'est ensuite dirigée vers l'un des participants, qu'elle a présenté comme un organisateur du sit-in », a ajouté le communiqué, relevant « la connivence entre la journaliste et l'interviewé, la première lui ayant murmuré furtivement à l'oreille, peu avant la transmission en direct, quelques mots à l'issue de quoi il a acquiescé par un hochement de tête ». « La première question qu'elle lui a ensuite posée a porté sur son avis sur la participation des politiques au sit-in, avant que ne s'agitent quelques-uns de ceux qui prétendent faire partie de la société civile et qui croient détenir un droit exclusif sur l'opinion publique. Réagissant spontanément, le député a félicité les jeunes de leur incapacité à assumer leur invitation, une incapacité qui paraît servir leur appartenance politique véritable, avant de se retirer du sit-in. »
De son côté, l'ancien directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, a dénoncé l'atteinte contre Antoine Zahra, « qui a toujours défendu Tripoli contre les serviteurs du régime syrien ».
Dans un communiqué, le député des Forces libanaises a expliqué hier les circonstances de son retrait forcé du sit-in, auquel il aurait choisi de prendre part « par devoir, surtout que l'invitation publique a été lancée par des militants de la société civile ». D'ailleurs, « le député a été reçu chaleureusement par la plupart des citoyens et intellectuels réunis,...

