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Moyen Orient et Monde - Russie

Sécurité renforcée après un nouvel attentat-suicide à Volgograd

Au moins 14 personnes ont été tuées dans une attaque dont les auteurs pourraient être les rebelles islamistes du Caucase.

Pour les enquêteurs russes, les explosifs utilisés correspondent à quatre kilogrammes de TNT. Handout/AFP

Au moins 14 personnes ont été tuées et 28 ont été blessées, dont 3 enfants, lors d'un attentat-suicide hier dans un trolleybus de Volgograd, dans le sud-ouest de la Russie, frappée pour la deuxième fois en 24 heures.
Les premiers éléments de l'enquête « pour terrorisme » indiquent que « l'engin explosif a été déclenché par un kamikaze de sexe masculin », a annoncé le comité d'enquête russe. Les explosifs utilisés présentent des points communs à ceux utilisés dimanche, ce qui « confirme la version d'un lien entre les deux attentats », qui « ont pu être préparés au même endroit », a ajouté cet organisme chargé des principales investigations en Russie. Les enquêteurs ont souligné la puissance de la déflagration, les explosifs utilisés correspondant à quatre kilogrammes de TNT, et estimé que le lieu et l'heure de l'attentat n'avaient « pas été choisis au hasard ». La ligne 15A de trolleybus est en effet très fréquentée à cette heure de pointe, notamment par des étudiants.
Le président français, François Hollande, a appelé Vladimir Poutine pour lui faire part de sa « solidarité », tandis que la chancelière allemande Angela Merkel a fait part de sa « révulsion ». Les États-Unis ont eux souhaité une « coopération plus étroite » avec Moscou pour assurer la sécurité des Jeux olympiques d'hiver à Sotchi en février.
Sur ce plan, Vladimir Poutine a fait renforcer les mesures de sécurité dans toute la Russie, a annoncé le comité antiterroriste russe, qui a également demandé aux habitants de la ville de sortir munis de leurs papiers d'identité. Arrivé sur place, le directeur du FSB (services secrets), Alexandre Bortnikov, a demandé aux habitants de se montrer compréhensifs face à des « mesures nécessaires ». Le ministère de l'Intérieur a précisé avoir renforcé ses contrôles routiers et dépêché des équipes cynophiles dans les lieux publics, à une période de forte affluence dans les commerces et lieux touristiques à l'approche du Nouvel An. Les autorités de Saint-Pétersbourg ont d'ailleurs décidé d'annuler les feux d'artifice prévus ce soir.
Dès dimanche, les mesures de sécurité avaient été renforcées dans toutes les principales gares et principaux aéroports de Russie après l'explosion dans la gare centrale de Volgograd, l'une des plus fréquentées du sud du pays. Le bilan de cet attentat, attribué également à un kamikaze, est passé dans la nuit de dimanche à lundi à 17 morts, soit le plus meurtrier en Russie depuis l'explosion d'une bombe par un kamikaze en janvier 2011 à l'aéroport de Moscou Domodedovo (37 morts).

« Gifle pour Poutine »
Concernant l'identité des responsables de ces attaques, les attentats de Volgograd portent la marque des rebelles islamistes de l'instable Caucase du Nord qui cherchent à créer une atmosphère de terreur avant les Jeux olympiques en Russie du 7 au 23 février à Sotchi, selon Alexandre Konovalov, président de l'Institut des études stratégiques, ainsi que l'analyste russe indépendant Pavel Felgenhauer. Pour mémoire, le chef de la rébellion islamiste du Caucase, Dokou Oumarov, avait appelé en juillet à « empêcher par tous les moyens » la tenue des JO d'hiver auxquels tient particulièrement le président Vladimir Poutine, qui a usé de toute son influence pour obtenir l'organisation de cet événement dont il souhaite faire une vitrine de la Russie.
Ces attaques perpétrées à la veille du Nouvel An sont « une grande gifle pour Poutine », estime également l'expert russe Alexeï Malachenko, du centre Carnegie. Le président russe « va-t-il annoncer un deuil dans son allocution télévisée pour la nouvelle année ? » s'interroge M. Malachenko. « Voilà ce qui nous attend pour les JO. Après cette série d'explosions, nous avons perdu quelques milliers de spectateurs qui ne viendront pas à Sotchi », estime-t-il. Les attentats de Volgograd sont l'œuvre d'un « groupe organisé qui a frappé à un endroit où personne ne s'y attendait », juge M. Malachenko. Les autorités concentrent en effet leur attention sur Sotchi où d'importantes mesures de sécurité ont été prises en vue des JO, délaissant d'autres villes, ce qui pourrait expliquer le choix de Volgograd, observe M. Felgenhauer.
Des experts observent que les rebelles du Caucase partis faire le jihad en Syrie représentent une menace sérieuse pour la sécurité s'ils reviennent en Russie. Après la première guerre de Tchétchénie (1994-1996), la rébellion s'est progressivement islamisée et a de plus en plus débordé hors des frontières de cette petite république pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord. « Nous devons nous méfier aussi bien de ceux qui agissent seuls que des musulmans russes et ceux qui ont combattu en Syrie », souligne M. Malachenko. « Nous ne savons pas où et quand il y aura encore des explosions, mais personne ne doute que cela se produira encore », prédit-il. Des analystes estiment aussi que des islamistes en Russie vont chercher à exploiter l'événement des JO de Sotchi pour montrer leur force et leurs capacités auprès de ceux qui les soutiennent financièrement.
(Source : AFP)

Au moins 14 personnes ont été tuées et 28 ont été blessées, dont 3 enfants, lors d'un attentat-suicide hier dans un trolleybus de Volgograd, dans le sud-ouest de la Russie, frappée pour la deuxième fois en 24 heures.Les premiers éléments de l'enquête « pour terrorisme » indiquent que « l'engin explosif a été déclenché par un kamikaze de sexe masculin », a annoncé le comité d'enquête russe. Les explosifs utilisés présentent des points communs à ceux utilisés dimanche, ce qui « confirme la version d'un lien entre les deux attentats », qui « ont pu être préparés au même endroit », a ajouté cet organisme chargé des principales investigations en Russie. Les enquêteurs ont souligné la puissance de la déflagration, les explosifs utilisés correspondant à quatre kilogrammes de TNT, et estimé que...
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bandar bensultan l'avait promis a Poutine , il le fait.

FRIK-A-FRAK

18 h 02, le 31 décembre 2013

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Commentaires (1)

  • bandar bensultan l'avait promis a Poutine , il le fait.

    FRIK-A-FRAK

    18 h 02, le 31 décembre 2013

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