L’ambassadeur Antoine Chédid entouré de Christine Lagarde (à droite) et de son épouse Nicole.
L'hôte des lieux avait réuni, ce soir-là, autour de la directrice générale du Fonds monétaire international un microcosme du Washington politique, économique et diplomatique : le secrétaire à l'Habitat et au Développement social (Shaun Donavan), la secrétaire d'État adjointe pour le Proche-Orient (Anne Patterson qui succède à Jeffrey Feltman), le congressman Chris Van Hollen, l'ambassadeur de Grande-Bretagne (sir Peter Westmacott), Sophie de Lattre, l'épouse de l'ambassadeur de France (François Delattre qui, lui, était en voyage), l'ancien secrétaire à la Défense (William Cohen). Également présents les grand noms de la finance (Fred Hochberg, président de l'Export-Import Bank of US, et Ed Mathias, l'un des directeurs du Groupe Carlyle) et de la presse (Robert Allbriton et Jim VanDehei, cofondateurs du célèbre journal électronique Politico, et le vice-président de la chaîne télévisée CBS).
Dans son mot d'accueil, l'ambassadeur Antoine Chédid a dit : « Christine Lagarde, première femme à présider le FMI, s'est imposée dans la vie politique française et dans les forums économiques internationaux. Toujours avec détermination et, néanmoins, une manière élégante de faire. Elle attribue son succès à son expérience dans l'équipe de France des jeunes nageuses où elle avait appris à « serrer les dents, tout en gardant le sourire », devenant championne à 15 ans. Aujourd'hui, la communauté internationale, à qui parfois elle impose d'amères régulations, sait pertinemment bien que pour elle, « les affaires, c'est les affaires ». Il l'a aussi remerciée pour l'attention que le FMI porte au Liban confronté, actuellement, à un terrible problème de voisinage et qu'elle a déjà visité à plusieurs reprises.
« Le monde a une affinité pour votre pays »
La réponse de Mme Lagarde : « J'admire le Liban qui vit de grandes difficultés et qui continue à vouloir aller de l'avant. Le monde a une affinité pour votre pays, la France en particulier. Votre accueil, ici, est le symbole même de tout le Liban qui reçoit sans faillir cet immense flot de réfugiés. Ce qui devrait avoir un écho partout. » Puis, petit retour sur ses débuts américains avec le célèbre cabinet d'avocats d'affaires international Baker & McKenzie. Et, plus précisément, avec l'ancien secrétaire à la Défense, William Cohen, présent à ce dîner et auprès duquel elle avait fait un stage lorsqu'elle avait 18 ans, et que lui était membre du Congrès.
Et William Cohen d'enchaîner : « À cette époque, je travaillais sur l'éventuelle destitution du président Nixon et je cherchais le moyen de communiquer, à ce sujet, avec mes électeurs francophones de l'État du Maine. J'ai alors eu la chance de pouvoir recourir à une jeune stagiaire française poursuivant des études aux États-Unis et que nous honorons ce soir. »
Il définit le prestigieux parcours de Christine Lagarde par ces vers du poète américain Robert Frost : « De deux routes divergeant dans un bois/ J'emprunte celle la moins pratiquée / Et cela a fait toute la différence. »
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18 h 05, le 31 juillet 2014