L'ambassadeur de Syrie, Ali Abdelkarim Ali, a affirmé que malgré les tentatives visant à « nous affaiblir par des moyens financiers ou à travers les services secrets, la Syrie sortira victorieuse avec des leçons qui serviront d'exemple à la région et au peuple syriens ».
M. Ali se prononçait à l'issue d'une visite effectuée à Rabieh pour présenter ses vœux à l'occasion des fêtes au chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, Michel Aoun.
Prié de commenter les appels favorables à la fermeture de l'ambassade de Syrie, M. Ali a souligné que « le Liban n'a pas intérêt » à le faire, surtout qu'il a « longtemps œuvré pour établir des relations diplomatiques » entre les deux pays. « Nous avons toujours estimé que les relations bilatérales ne nécessitaient pas l'échange d'ambassadeurs, d'autant que les deux pays avaient des liens étroits, a-t-il ajouté. Nous sommes toujours soucieux de maintenir ces relations fraternelles. »
Interrogé sur la situation des réfugiés syriens au Liban, M. Ali a rappelé qu'il a toujours mis en garde contre les répercussions de cette situation « non seulement sur le Liban, mais aussi sur tous les pays de la région, qui auraient dû agir dans leur propre intérêt ». Selon lui, bien que la crise dure depuis bientôt trois ans, « le gouvernement syrien continue à assurer les services à la population », comme « l'électricité, les médicaments » et autres. M. Ali a appelé le gouvernement libanais et « tous les gouvernements » à coopérer avec le gouvernement syrien qui « est plus à même de trouver des solutions à son peuple ». Il a affirmé dans ce cadre que si une telle coopération existait, le problème aurait été moindre. « Peut-être qu'il aurait été possible de l'éviter », a-t-il insisté.
Pour ce qui est des propos tenus récemment par le président français François Hollande concernant Genève 2 et dans lesquels il a estimé que celle-ci ne serait pas un succès si elle devait confirmer le président Bachar el-Assad à la tête de l'État syrien, M. Ali a déclaré que M. Hollande n'a pas le « crédit » suffisant pour donner des conseils, « ni en France ni à l'étranger ».
M. Aoun a en outre reçu le ministre sortant des Finances, Mohammad Safadi. Interrogé sur la situation financière, ce dernier a assuré que son ministère et « la Banque du Liban ont pris les mesures nécessaires pour assurer son bien-être ». Il a en outre affirmé qu'il « n'y a pas de dispute » avec le ministre démissionnaire des Travaux publics et des Transports, Ghazi Aridi.


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Par ses bombardements massifs de la population civile, la dictature criminelle que cet ambassadeur représente fait fuir et arrache à leurs foyers des millions de Syriens les lançant en réfugiés vers les pays voisins. Le Liban en reçoit la plus grand part, plus d'un million et demi déjà, dont il n'a aucune possibilité de prendre soin. Et cet ambassadeur arrogant vient blâmer le Liban, chanter "qu'il l'a averti contre cette situation" (sic), que "la Syrie continue d'assurer tout le confort (sic) à sa population" et un mensonge à droite, un autre à gauche, deux au milieu et ainsi de suite !! Pourquoi alors cet ambassadeur ne mobilise-t-il pas son ambassade et ses laquais pour assurer jour et nuit le retour tranquille de tous ces réfugiés vers ledit "confort" dans leur pays ? Le général Aoun, très justement inquiet de ce nombre exorbitant de réfugiés syriens, devrait lui poser d'urgence cette question et l'encourager au maximum à entreprendre leur retour.
12 h 21, le 23 décembre 2013