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Moyen Orient et Monde - Soudan Du Sud

Des émissaires internationaux à Juba pour éviter une escalade de la guerre

La communauté internationale poursuivait ses efforts hier pour tenter d'éviter une extension de la guerre civile qui menace le Soudan du Sud. Donald Booth, l'émissaire américain pour le Soudan et le Soudan du Sud, devait arriver à Juba, a indiqué un responsable du ministère des Affaires étrangères, ajoutant que le Nigeria devait également envoyer un émissaire, sans préciser sa fonction. Avant eux, une délégation de ministres des Affaires étrangères d'Afrique de l'Est a achevé une médiation de trois jours en rencontrant samedi le président sud-soudanais Salva Kiir. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le président américain Barack Obama sont intervenus pour demander la fin des combats. « Je demande à ce que tous les dirigeants politiques, militaires et miliciens cessent les hostilités et mettent fin à la violence contre les civils », a déclaré Ban Ki-moon hier.
La veille, M. Obama avait pour sa part été menaçant : « Toute tentative de s'emparer du pouvoir par des moyens militaires aura pour conséquence la fin du soutien de longue date des États-Unis et de la communauté internationale » au Soudan du Sud.
Pour autant, les combats se poursuivaient hier, même si le commandant en chef de l'armée sud-soudanaise (SPLA), James Hoth Mai, a déclaré que son pays n'était pas encore au bord de la guerre civile. Depuis le 15 décembre, un conflit armé a éclaté entre les forces de l'ancien vice-président Riek Machar et celles du président sud-soudanais Salva Kiir, déchirant le plus jeune État de la planète, indépendant depuis 2011 après une longue guerre civile contre le Soudan. Dans la seule capitale Juba, les combats ont fait au moins 500 morts et on compte plusieurs dizaines de milliers de personnes déplacées à travers le pays, un bilan très partiel. Les deux rivaux, habitués à la longue guerre d'indépendance (1983/2005), utilisent les combattants de leurs communautés respectives, dinka pour Salva Kiir, et nuer pour Riek Machar.
Le commandant en chef de la SPLA a également démenti des rumeurs selon lesquelles des jeunes en armes, après avoir rejoint les rebelles, pourraient marcher sur la capitale dans les prochains jours.
Mais il a été obligé de reconnaître que le gouvernement avait « des problèmes » dans deux États, l'instable Jonglei dans l'Est et l'État-clé pétrolier d'Unité, tout en se déclarant confiant dans la capacité de l'armée « à rétablir la situation dans quelques jours ».

« L'État d'Unité actuellement divisé »
Une confiance affichée et pour l'instant démentie dans les faits, les rebelles tenant toujours depuis jeudi Bor, capitale du Jonglei, et menaçant d'enlever l'ensemble du riche État pétrolier d'Unité. Selon un responsable local à Bentiu, dans la capitale de l'État d'Unité, prise par les rebelles, les rues sont encore jonchées de cadavres depuis la chute de la ville, provoquée par la défection d'un commandant de la SPLA. Face à cette instabilité, les sociétés pétrolières ont déjà commencé à évacuer leur personnel, comme la compagnie d'État chinoise China National Petroleum Corp., après la mort de cinq employés sud-soudanais du secteur. Ce qui implique, dans le meilleur des cas, que la production pétrolière sera fortement réduite, bien qu'elle compte pour 95 % des revenus du pays. Pour l'instant, les installations pétrolières n'ont pas été touchées, et le pétrole est toujours produit, selon le représentant de Khartoum à Juba.
Des dizaines de milliers de personnes ont par ailleurs fui leurs maisons, beaucoup cherchant à trouver refuge dans les bases des Nations unies. Face à cet afflux de civils, l'ONU a commencé à évacuer son « personnel non essentiel » de la capitale, et va envoyer des renforts militaires à Bor et Bentiu, a annoncé hier la mission des Nations unies dans le pays.
(Source : AFP)

La communauté internationale poursuivait ses efforts hier pour tenter d'éviter une extension de la guerre civile qui menace le Soudan du Sud. Donald Booth, l'émissaire américain pour le Soudan et le Soudan du Sud, devait arriver à Juba, a indiqué un responsable du ministère des Affaires étrangères, ajoutant que le Nigeria devait également envoyer un émissaire, sans préciser sa fonction. Avant eux, une délégation de ministres des Affaires étrangères d'Afrique de l'Est a achevé une médiation de trois jours en rencontrant samedi le président sud-soudanais Salva Kiir. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le président américain Barack Obama sont intervenus pour demander la fin des combats. « Je demande à ce que tous les dirigeants politiques, militaires et miliciens cessent les hostilités et mettent fin à...
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