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Moyen Orient et Monde - Scandale De Corruption

Nouvelle vague de purge dans la police turque

Erdogan dénonce un complot destiné à faire tomber son gouvernement et accuse implicitement les Américains.

Les autorités turques ont renvoyé 25 autres hauts responsables de la police, après une première vague d'une cinquantaine de limogeages dans le cadre d'un scandale de corruption qui agite la Turquie, ont rapporté les médias hier. Vingt-quatre personnes ont été inculpées à ce jour, y compris les fils de ministre de l'Intérieur Muammer Guler et du ministre de l'Économie Zafer Caglayan, soupçonnés de corruption, de fraude et de blanchiment d'argent pour avoir participé à des ventes d'or et des transaction illégales entre la Turquie et l'Iran sous embargo, ainsi que le PDG de la banque publique Halkbank, Suleyman Aslan. Sérieusement ébranlé par cette tempête politico-financière qui survient à quatre mois des élections municipales, le Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a lancé une purge profonde de la police, une force qu'il avait dans le passé renforcée pour contrer l'influence de l'armée. Aujourd'hui, il reproche aux responsables de la police de ne pas avoir informé leur tutelle politique de l'enquête qui la vise. Dans la dernière fournée de limogeages, figure notamment le chef de la police du district stambouliote conservateur de Fatih, Ertan Ercikti, selon les médias.

« Mettre un terme à ce vilain jeu »
Samedi, et comme lors de la fronde antigouvernementale de juin dernier, M. Erdogan a dénoncé un complot venu de Turquie et de l'étranger destiné à faire tomber son gouvernement. « Tout ceci est un sale complot contre la volonté nationale », a vitupéré le Premier ministre devant des milliers de fidèles à Samsun. « Nous allons mettre un terme à ce vilain jeu de la même façon que nous avons mis un terme (aux manifestations de) Gezi » en juin, a-t-il menacé. M. Erdogan en a profité pour menacer d'expulsion les diplomates étrangers « engagés dans des actions de provocation », dans une mise en garde voilée à l'adresse de l'ambassadeur des États-Unis.
Le chef du gouvernement n'a pas dit qui était derrière cette « sale opération » dirigée contre son gouvernement. Mais tous les observateurs ont reconnu dans cette mise en cause la puissante confrérie du prédicateur musulman Fetullah Gülen, très influente dans la police et la magistrature.

(Source : AFP)

 

Les autorités turques ont renvoyé 25 autres hauts responsables de la police, après une première vague d'une cinquantaine de limogeages dans le cadre d'un scandale de corruption qui agite la Turquie, ont rapporté les médias hier. Vingt-quatre personnes ont été inculpées à ce jour, y compris les fils de ministre de l'Intérieur Muammer Guler et du ministre de l'Économie Zafer Caglayan, soupçonnés de corruption, de fraude et de blanchiment d'argent pour avoir participé à des ventes d'or et des transaction illégales entre la Turquie et l'Iran sous embargo, ainsi que le PDG de la banque publique Halkbank, Suleyman Aslan. Sérieusement ébranlé par cette tempête politico-financière qui survient à quatre mois des élections municipales, le Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a lancé une purge profonde...
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